Funky marécages
1J’écris ces lignes depuis Bruxelles où j’ai atterri hier sous la neige. J’ai perdu 33°C dans la bataille, 3j lobotomisé par les nuages dans des vols low-cost et la tête pleine de souvenir.
Après avoir quitté mon pote Noslein, puis tenté de dormir pendant les 11h de bus de nuit malgré les gamins qui pleurent et en me remettant de mieux en mieux des gueules de bois successives dûes à ma peur de choquer mes hôtes en refusant leur hospitalité
J’ai donc fini par partir seul dans la région du Pantanal. Il s’agit en réalité de la plus grande zone marécageuse du monde, ce qui peut quelque part peut être vu comme une réserve nationale voire mondiale de moustique. En saison, et plutôt dans la région nord, et si l’on est chanceux, on peut y croiser et admirer des jaguars, je crois avoir vu quelque chose qui s’y apparente mais je montrerai cela après.
Aussitôt arrivé le matin à Campo Grande, je fais la connaissance de 4 types qui viennent avec moi au Pantanal, et on finira par passer presque 5j ensemble à s’entendre super bien (2 portugais ce qui était vraiment pratique, 1 canadian west-coast, 1 rosbief pas londonnien).
Bref, petite ambiance dortoirs, avec d’autres personnes sympathiques aussi, et surtout de chouettes virées/safari dans les marécages et donc quelques photos sympa.
Tout d’abord des paysages de ces marécages. On y voit pas mal de cours d’eau, de la végétation assez dense et de fabuleuses couleurs de couchers de soleils.
Je glisse déjà un peu de faune, les oiseaux y sont si nombreux….ici un petit vol de canard.
Et depuis très très haut (860 marches montées à pied à Bonito)![]()
Et enfin les autruches dont j’avais parlé (faut des preuves, les gens m’ont pas cru, quel scandale, tout ce que je dis ici est vrai diantre!)
La région subit un traffic aérien très intense en permanence, et c’est un vrai régale pour les yeux. Cela va du toucan au kingfisher, du héron au vautour et de jolies perroquet dont le blue macau pour ne citer que ceux là. J’avoue qu’à mon arrivée et tout le bordel que j’ai encore à faire administrativement ici, le tri des milliers de photos a été long, laborieux et presque baclé:
Avec autant de proies volantes, évidement il y faut quelques prédateurs. Et là encore, un régale pour les yeux: le caïman
Heureusement qu’ils ne sont pas trop agressifs bien que redoutablement rapides. En effet, par exemple le cerfs qui est là a les papattes toutes noires, il s’agit d’une espèce endémique des marécages et les pattes noires sont donc invisibles dans l’eau et donc à l’épreuve des caïmans vu ci dessus.
Etant tout bronzé moi-même, et après 2h de pêche en plein soleils de quelques piranhas dans la rivière:![]()
Avec les 4 autres potes, on a pris un petit bain et sommes rentrés à l’hôtel à la nage aidés par le courant, et c’est vrai que lorsque on voit des caïmans aux bord de l’eau, on nage quand même plus vite ![]()
Faut avouer qu’on a tous senti 2/3 trucs sous l’eau, mais les petits piranhas de rivières sont moins affamés que leur cousin dans les lacs, et donc laissent le baigneur tranquille tant qu’il n’a pas trop d’odeur de sang sur lui, ni de morceau de bœuf dans les poches.
Parmi les bizarreries que je peux montrer:
Et un des trucs les plus traumatisant de ce petit tour en marécage:
Vous pourrez y voir des guêpes dans ce nid. Le guide a dit qu’il fallait 200 piqures pour y passer, ceux sont des guêpes tueuses. Nous avons été 3 dans le groupe a être piqué, un petit raid d’attaque pour nous dire de pas aller plus loin, et les 3 plus éloignés de notre groupe ont été attaqués et nous avons hurlé tous les 3. La piqure est excessivement douloureuse, moi à la main, un autre au dos et pectoraux et le troisième au visage, et nous avons eut mal pendant 2 jours. Donc je veux bien y croire à cette histoire de 200 piqures, rien que pour la douleur et l’agressivité de la bête.
Autres petits animaux moins intéressant, phacochère, renard, singe et rat gondin (pour Fanny
):
oups, mygale aussi (comparez à la taille des quelques feuilles au sol):
Pour achever ce long post, quelques photos de la dernières journées et des cascades dont une de 93m à Bonito:
Et quelques poissons, donc le jaguar aquatique sus mentionné ![]()
Autant être honnête, je crois que j’adore voyager. Même si c’est vrai qu’avec ma nouvelle situation professionnelle, ça fait pas très sérieux de barouder comme cela, je me dis que je ne serai jamais serein tant que je n’aurai pas mis les pied, partagé des moments, admirés et pris des clichés de tout un tas de paysages et d’animaux dont la liste est longue et dispersés à travers le monde. L’année va être calme maintenant, mais j’espère bien la finir sous un beau couché de soleil, dans un des endroits étonnant de cette si jolie petite planète.
Pura vida!
Immersions brésiliennes
0Choqué par le nombre de remarques concernant ma manière d’appréhender la faune brésilienne, je m’autocensure et ne publierai donc pas une partie de mes photos. Lors de la visite d’un pays, j’essaye avec beaucoup d’humilité de forger ma propre idée sur les us et coutumes locaux. Pour le brésil, il s’agit d’un contexte particulier, car le début du séjour n’a été que fêtes, grosses soirées et carnaval; je ne puis donc que publier des photos de string et de belles gosses sur les plage et j’en suis navré. Nous avons finallement quitté la ville pour parcourir les 2000Km qui nous séparent de la ville natale de mon pote Noslein. C’est donc avec beaucoup de chagrin que le départ se fait pour toute la petite bande, et j’avais même démarré un post mais j’ai du l’écourter pour aller noyer la peine.
Immersions à plusieurs titres donc, et comme ce poste va être chargé, je rentre directement dans le vif du sujet. Tout d’abord, ma première trempette depuis bien longtemps et la toute première pour Noslein. Une simple plongée d’un peu plus d’une demi-heure et n’excédent pas les 8m dans les chaudes eaux de l’océan atlantique. Rien de véritablement remarquable en terme de “grosses pièces”, c’est à dire, ni barracuda agressif ni requin baladeur, mais la grosse différence est que pour la première fois je vais pouvoir en montrer quelques images. Lors de mon dernier séjour aux états unis, j’en avais profité pour racheter une alimentation pour le petit appareil photo sous-marin. Passée au crible numérique des retouches d’images, on a là de simple mais toutefois jolies petites pitouilles au profil tropical.
Noslein équipé pour la première fois:
Et c’est partie pour la pitouille:
A ne pas faire dans la baignoire:
Toucher une méduse, plonger dans des petites cavernes (c’était ma première fois), toucher les anémones:
L’oeil expert reconnaitra la langouste:
Et un dernier gros poisson pour la route, celui là a bien aimé poser pour moi contrairement aux autres plus timides:![]()
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La petite plongée a fini d’achever mon bronzage au point de me faire peler et de me défigurer ![]()
La petite semaine dans la villa s’acheva donc, dans la bonne humeur mais comme déjà dit avec un peu de tristesse et avec une légère gueule de bois à 7h du mat, nous prîmes la “route” pour Santa Helena de Goias.
Prendre la route signifiait se suivre à 4 voitures à 130Km sur des simples routes pleines de nid de poules et j’avoue ne pas avoir été fière à l’arrière. Arrêt pipi uniquement et resto routier et la première journée de 15h a été déjà bien éprouvante. Autant résumer cela en une véritable lobotomie au bitume en plein chaleur et c’était pas super fun. Heureusement le paysage était de toute beauté, avec d’immenses vallées et prairies vertes avec une terre rouge proche du pourpre. On comprend mieux pourquoi la viande est bonne est pas cher ici, car l’élevage est omni-présent avec énormément d’espace dégagé. Des autruches sauvages dans des champs de mais, sauge, canne à sucre…bref un paysage d’une nature exploitée certes mais sauvage tout de même avec des espaces considérables entre chaque villes. Lors de la dernière journée, faisant partie de la dernière voiture de peloton et à partir du moment ou notre chauffeur connaissait le chemins, tous les autres ont tracés car 120Km c’était pas assez rapide pour eux. Bienheureux étais-je, car on a prolongé le retour d’une journée pour s’arrêter dans une très sympathique petite bourgade romantique où j’ai pu renouer avec mes amours de natures. Le seul bémol c’est que je n’avait ni valise ni appareil photos, mais on m’en a prêté un, et j’ai donc pu ramener quelques chouettes clichés.
Tout d’abord, comme j’avais déjà dit une fois, on peut être un homme être viril et aimer les fleurs:
Ensuite, j’en reste à mes premiers amours: les animaux.
Bon c’est une blague sur celle là, mais je trouvais sa bouille intéressante ![]()
En oiseau, avec un ch’tit perroquet au milieu et mon préféré le toucan à droite:
A l’hôtel, un grand jardin peuplé de singeouilles…petites singes avec de grosses couilles:
Et puis bon, quelques petites cochonneries pour la fin:
Rhaaaaa, ma préférée!
Le village “escale” était donc vraiment une petite surprise et une perle inattendue. Autant le passage à proximité de la capitale Brasilia ou autres vues n’était pas vraiment folichonnes, autant là, j’ai pu voir un petit village romantique au tourisme essentiellement nationale avec plein de petits couples serrés sur des tables de restaurant chic et je trouvais cela plutôt mignon. Le village a été batit par des esclaves au moment ou l’esclavage était très actif dans la région et il faut dire que le résultat est étonnant et intéressant architecturalement. Et oui, sinon, j’aime bien les coccinelles, mais c’est pas ma faute, il y ‘en avait partout!
L’attraction de la ville étant ces cascades qui exigent 3/4 d’heure d’escalade et de chemins boueux pour les admirer. Toutes comparaisons avec les cascades d’un autre pays seraient tout à fait déplacées ![]()
Je ne rallonge pas ce post inutilement avec des narrations que finalement peu de personnes lisent lol, et retourne donc me préparer pour fêter l’anniversaire de Ludmilla, l’épouse de Noslein. Bien à vous tous et Pura Vida !! ![]()
Carnaval surprise
0Un beau matin, un collègue maintenant devenu ex-collègue, me propose de venir avec lui au Brésil. Autant dire que ce n’est pas le genre de propositions que je prends avec beaucoup d’humour. Je me retrouve donc après, unr dizaine d’heure de vol qui m’ont permis accessoirement d’admirer Lisbonne par les airs, dans la petite bourgade de Salvador capitale de son étât Bahia. Evidement, je n’ai rien préparé de mon voyage, laissant ce genre détail s’improviser tous seuls plus tard, et je me retrouve accidentellement dans une auberge de jeunesse en plein centre historique en plein carnaval à me dire que j’aurai quand même pu faire un effort. C’est cette dernière petite portion faite en taxi qui m’a le moins rassurée, le chauffeur roulant comme un timbré ne s’arrete pas aux feux rouges, ce serait selon ses dires trop dangeureux o_O. Mystèrieux et peu rassurant
Arrivé au dortoir à 1h du mat et voyant bien que l’environnement sonore ne me permettra pas de me remettre du voyage, je consacre donc ma première soirée brésilienne à gambader dans les rues de Salvador, découvrir la bière locale et admirer le gigantesque spectable de cette foule dansante et déguisée marchant dans ces rues surpeuplées.
Mon pote me dit que pour les brésiliens, le vrai carnaval c’est là que ça se passe, moi j’étais pas prêt à un tel spectacle, ça surpasse tout ce que j’ai pu voir ou imaginer.
Le matin donc, petit reveil à 6h pour attraper un vol vers Porto Seguro, petite cité balnéaire prisée par les brésiliens. A part les 2h de retard suite à un problème hydrolique sur l’avion, l’arrivée se fait en fête en retrouvant donc Noslein, mon pote brésilien, deux douzaines d’autres sympatique brésilien amis/familles/belle famille de mon pote et déjà quelques bacs de bière qui ne cèsse de couler à flot depuis lors. La livraison de bière à domicile c’est un excellent concept auquel je commence à m’habituer, et une villa pareille avec piscine et barbecue géant idem.
La première phase de ce périple brésilien sera donc consacrée à découvrir avec assiduité la culture et l’art de vivre du pays avec un échantillon très agréable d’autochtones très accueillants. Plus précisément, c’est s’adonner à la picole, la fête et la détente en bord de piscine pour cuver tout cela et profiter du soleil assassin qui m’a déjà bien coloré. A priori, c’est une intégration parfaite au rythme brésilien.
Aujourd’hui, premier matin à la villa et c’est une virée sur la plage qui est organisée. Naif et innocent comme d’habitude, je prends un bon bouquin et me fait préter une serviette, mais finalement c’était très mal connaitre mes hotes puisque la sortie plage était en réalité de la folie furieuse dansante, une foire au string, un océan de nenettes aux chorégraphies sulfureuses et le bouquin est resté dans le sac. Mon regard interloqué s’interressait donc à l’art vestimentaire apparement d’usage, et on a beaucoup reflchit toute la journée avec Noslein. On a finni par conclure que pour tenir comme cela, ne voyant pas de bretelles, cela devait forcément être du double face. Les caïpirinas sirotées sous ce soleil incroyable ont surement aidées d’une manière ou d’une autre à aboutir à la solution. Il faut être honnête, je suis désolé de devoir l’écrire: les clichés sont vrais.
Les photos ne sont donc pas dans le style que je publie habituellement, et je confis même que je n’ai pas encore sorti mon appareil gardant ma batterie pour plus tard. (oui, j’ai paumé le chargeur…). Ceci dit ça me permet de conclure, pour ceux qui ont suivi ce blog depuis le début, que ma vie ayant tout de même radicalement changée, et même s’étant dédentarisée, les photos changent. Ceci dit, je compte bien attraper plus tard quelques clichés de vie sauvage, dumoins différement, et ce petit tour de 3 semaines dans l’hemisphère sud s’annonce déjà plein de surprises
Pura Vida!
Traversée du désert
0Dans un sens, la mienne n’a pas durée 40j, peut-être environ 40h, et autant le dire, je crois l’avoir bien traversé maintenant. Ce poste arrive tardivement et ce exclusivement bien sûr pour de mauvaises raisons. Accusé à raison de narcissisme à travers ces pages, et après un Las Vegas (43°C) / Miami / San José Costa Rica/ Atlanta / Bruxelles (8°C) pour aller directement au bureau travailler, je confis que j’ai été sérieusement refroidi et c’est donc bien enrhumé que j’écris ces lignes. Ce narcissisme, j’avoue presque le revendiquer fièrement désormais car cette année quasi entièrement consacrée au voyage m’a non seulement permis de relever la tête après un paire d’année plutôt difficile, partager et découvrir avec familles, proches et d’inconnus lecteurs, un visage différent de moi-même, des beautés de la planète et des plaisirs du voyage. Après tout, il s’agit d’un blog et même si celui-ci a gagné en notoriété par quelques jolies photos, j’y fais et parle de ce que je veux ![]()
La dernière escale de ce voyage s’est faite dans un désert, mon paysage préféré. Ce désert est un petit peu particulier car il y a une ville au milieu qui a mon avis est aussi déserte que ce qui l’entoure. Après la traque d’animaux dans les parcs et la traversée de paysages aussi magnifiques, je confie que je n’ai trouvé à Las Vegas aucun intérêt vu que je n’y cherchais rien, et qu’à peine atterri j’y ai retiré mon 4×4 de location et suis parti dans le désert. Pour avoir un minimum de préparation (eau, nourriture, et itinéraire), je m’enfonce directement dans l’agglomération à la sortie du parking de l’aéroport, et je me retrouve accidentellement sur le strip et tout ses casino. Je confis finalement que cela m’a bien amusé de parcourir ce petit bout de chemin avec ces batiments de luxe aux noms entendus dans tous ces films américains, et j’y suis donc restés quelques heures en plus après ma virée dans le désert.
Et après les geyser de yellowsone:
La petite reflexion que j’y ai eut sur place, dans ce temple de la consommation, où un mode de vie de luxe très particulier est exhibé. Cette vie de luxe apparemment revient à:
- se promener avec une nana aux mensurations cadrés dans des normes officielles et démontrant cela à travers des vêtements à priori difficile à enfiler
- rouler dans un voiture de sport hors de prix
- dormir dans une chambre de plus de 110m²
- jouer avec son argent comme si on en avait tout plein et qu’on s’en foutait
Chacun de ces points constituant la vie de luxe est disponible en location, ce qui fait donc de Vegas une ville assez rigolote à venir observer. Evidement, cette culture du luxe est fausse et pas forcément suffisante pour attirer le voyageur, ainsi la ville importe et compense cela en arborant sa “culture” avec ses faux monuments en platres tels que pyramides, statut de la liberté, tour Eiffel etc… Un mélange intéressant.
Le but de l’escale a Vegas a bien entendu était de rouler jusqu’au Grand Canyon. L’idée était donc de le traverser le Nevada, désert de Gojave, contourner le Grand Canyon par la rive sud, aller jusqu’au Lac Powell, revenir par la rive nord du Canyon, un petit bout du désert dans le Utah et revenir à Vegas pour décoller et démarrer le retour qui marque tristement la fin du voyage. Autant dire que l’itinéraire décidé au McDo était ambitieux mais jouable sans trop dormir, et les courses étant faites avec plein de bon sens, c’est donc dans la voiture que j’ai dormir ces 2 nuits dans le désert et qui m’a donc permis de le réaliser en roulant aussi un peu de nuit.
Une anecdote de la première nuit a d’ailleurs été un sheriff qui me réveille l’arme au point au milieu du désert et qui est tout surpris de me voir bouger. Après avoir justifié ma présence sur cette piste en marge de l’autoroute, il m’explique que les voitures retrouvées ici sont en général des voitures volées et que les individus allongés sur les banquettes arrières ne sont habituellement pas aussi vivant que je l’étais. C’est donc mort de rire qu’il rengaine et me souhaite un bon repos, et j’avoue moi mort de trouille que je reprends la route vers l’arizona. Ce sera d’ailleurs mon petit bout de route 66.
En résumé de ce que j’y ai vu, sachant qu’il y a beaucoup de conduite dans tout cela:
A gauche: du désert, magnifique!
A droite: du désert, j’adore ![]()
Et tout droit?
Bha la route lol, et c’est tout droit!
Evidement, des levés de soleils plutôt cool, et puis pour le fun et des pauses logistiques, des endroits vraisemblablement peu fréquentés:
Je suis navré, mais lâché au milieu d’un spectacle aussi magnifique avec un appareil photos, une fois encore je me lâche. C’est mon genre de paysage préféré, tout comme le climat. Même si un peu frais la nuit (-5°), cela se réchauffe très vite et brutalement car il fait déjà 35° à 7h du matin et cela dépasse sans problème les 40° en journée. Evidement donc, beaucoup de photos dans le désert:
(maman, regarde pas la prochaine photo!!!)
oups, surement trop tard…sorry![]()
Bon, le but du déplacement a bien sûr été le monstre des canyon. Pas le plus profond (Colca au Pérou, avec ces merveilleux condor qui font l’objet d’un post plus vieux au milieu d’une autre vie), mais le plus impressionnant ça me parait clair:
Je n’ai pas grand chose à dire. C’est à voir, c’est exceptionnel, c’est magnifique et j’en suis resté bouche bée. Pas facile de prendre des photos avec le vertige et j’étais rassuré en étant plus loin de ce gouffre vraiment très impressionnant ![]()
J’ai donc continué le trip vers le lake Powell aux décors fascinants. Lac artificiel construit dans cette zone aux pierres arrondies. Sur le chemin, escale imprévue sur cette “boucle” du colorado, un lieu flippant pour le vertige encore une fois mais magnifique et aux proportions hors normes:
La photo précédente a été prise de ce bord là:![]()
Et enfin le fameux et magnifique lac, un lieu vraiment superbe et propice à plein à la photographie de cailloux rouges et ronds:
Je n’ai pas véritablement envie d’écrire un épilogue à ces voyages, car à coup sûr il y en aura d’autres. Gouter à cette liberté, à ces grands espaces, à un quotidien simple et parsemé de plaisirs de découvrir, de rencontres, des beautés de cette jolie petite planète pleine de surprises… évidement que renoncer définitivement à cela est devenu impossible. Cependant, j’ai besoin aussi d’avoir un minimum de stabilité et arrêter d’avoir le sentiment de mentir à chaque fois que je remplis la case “pays de résidence” d’une demande de visa. Ma situation professionnelle est aussi à éclaircir et il serait complètement stupide de ne pas rentabiliser et exploiter ces années d’études difficiles et un cerveau câblé pour la tâche. Je verrai bien ce que l’avenir me réserve, mais il n’y a aujourd’hui aucun billet d’avion en partance pour une contrée exotique booké à mon nom. Il y a des idées et des projets, mais sans dates. Je crois juste qu’il y a un temps pour tout et qu’un peu de ménage dans ma vie doit être fait avant tout, et cela fait parti aussi du voyage
.
Il me reste donc à tenter la pura vida bruxelloise pour au moins cet hivers, et à vous souhaiter à tous d’en faire de même et de continuer à rêver ici, ou là bas.
Dieu utilise photoshop–Part 2
0(faut lire la partie 1 avant, sinon on comprend po…)
Le second intérêt, et qui est pour moi le premier je dois avouer, c’est la faune du parc. J’ai quasiment parcouru l’intégralité des routes du parc, c’est pour ainsi dire beaucoup en peu de temps et mon assiduité a bien payée.
En animal, je vous présente la star du parc en ce moment: le cerf! En période de reproduction, il traine dans les prés immenses dans les fertiles vallées du parc. Souvent accompagnée de son harem, les troupeaux sont un vrai régal à observer et en cette saison assez facile à trouver car bruillant et exposé pour se reproduire. Certains ici ne sont pas des cerfs, mais comme j’ai pas accès au net au moment ou j’écris, je peux pas l’identifier là. Ceci dit, ça reste dans l’espère des caribous.
Ceci n’est pas un cerf:
Ni une pipe, mais bon…
Oups une dernière causasse, sur un parking:
J’en ai déjà glissé quelques unes. Un animal encore, accusant près d’une tonne, et non ce n’est pas un tendre comme on pourrait le croire. Il est imprévisible, colérique, mais libre et magnifique, je présente le puissant bison. J’en ai croisé un troupeau une première fois, puis quelques uns isolés comme ça. Photos de cow boys je le concède, c’est cliché, mais n’est-ce pas un peu trop cool? Il est très facile à observé, meme si un peu dangereux et effrayant parfois:
Surtout quand il court vers soi…
Mais c’était pas pour attaquer, juste une démangeison dans le dos, et pour ça, rien de telle qu’une petite route en goudron pour gratter un peu ![]()
Curieux et timide, fourbe et coquin, un animal que j’ai eut la chance encore de croiser alors qu’il est plutot distant normalement: le coyotte.
Le premier que j’avais vu était à une centaine de mètre et j’était super content de le voir. Le second est un coup de chance, je m’arreter pour uriner paisiblement sur la descente d’une montagne, et il était là en contrebas, me reniflant et surtout m’entendant de très très loin. Il s’est approché à une quinzaine de mètres à mon grand bonheur et en voici les clichés.
J’ai encore des tonnes de photos, mais encore un fois, c’est pas vraiment possible de tout mettre, donc j’espère que ma selection donne déjà un peu envie d’aller voir ça. Je n’ai pas vu d’ours malheureusement, et pas le fameux grizzlis que j’ai traqué comme un acharné mais en vain. Cela me laisse donc une excuse pour éventuellement revenir sur ces lieux plein de magies que je suis un peu triste de quitter au bout de seulement trois journées formidables. La planète regorge de petit trésor et s’attarder sur l’un revient malheureusement à renoncer aux autres. Je suis en train de finir la rédaction de ce post dans l’aéroport de Salt Lake City en attendant mon transfert vers Las Vegas. Inutile de préciser que je resterai pas en ville, mais pour présenterai un autre festival photographique de célèbres lieux environnent. Il me reste à vous souhaiter bonne continuation et vous inviter à vous sortir les doigts du cul pour aller voir ce genre de choses vous-mêmes lol, c’est vraiment incroyable et une expérience définitivement à vivre. Pour ceux qui ne le peuvent pas, j’espère qu’à travers mon regard et mon objectif auront pu en tirer quelque chose.
Pura vida messieurs dames qui ont eut le courage de lire jusqu’ici !
Dieu utilise photoshop–Part 1
0Je suis bien conscient de la polémique que cela engendre, ok pour photoshop, mais sur Mac ou PC? Mais il s’agit bel et bien là d’un fait!
Des années que j’en rêve, et m’y voici m’y voilà, ce qui est désormais pour moi l’un des plus plus riche endroit de ce petit globe que l’on habite: le parc de Yellowstone, Wyoming, USA. J’atterrie en pleine métaphore insaisissable, c’est à tire l’aéroport de Jackson Hole (le trou du fils de Jack) juste au sud du parc du Grand Téton lui même au sud du parc de Yellowstone. Je laisse l’esprit du lecteur fugace et rêveur arpenter les possibilités humoristique de ce contexte pour plutôt raconter ce que j’ai arpenté et eut la chance de voir dans ce petit endroit luxuriant et coloré.
A peine atterri dans ce petit aéroport national au milieu du désert, que je retire ma voiture de location (indispensable à la visite), elle est minable cette fois ci mais ça roule, et c’est parti pour ce que je croyais être 1h30 de route. Déjà qu’aux états-unis on roule pépère voire mou, il me faudra traverser le parc pour me rendre à mon auberge de jeunesse car la nuit va bientôt tomber. Je dois traverser les 2 parcs susmentionné et la route y est limité à 60Km/h au mieux sinon, c’est 50 voir 30… Autant dire qu’il me faut 4h pour aller de l’aéroport à l’auberge en comptant les breaks photos émerveillés par les couleurs magiques d’un soleil déjà bas, puis un bison et en même temps un coyotte. Pour cette raison même, le retour devra se faire dès 5h du matin, mais avec la patate monstre, un moral en acier, un appareil photo en feu, une carte visa en fusion c’est un plaisir incommensurable à sillonner ces centaines de milliers d’hectares de parc en me régalant de sa diversité et surtout de la richesse de ces espaces sauvages, surtout au levé et couché de radieux soleil.
Je vous le cache pas, y’a du lourd, même du très très lourd!!! Y’en a tellement que je ne vais pas raconter cela de manière chronologique ou anecdotique, mais plutôt regrouper un peu par types de merveilles à y découvrir.
Je vais d’ailleurs commencer par la fin, histoire de déroger à la règle du récit de voyage et vous présenter ce qui est je crois la plus belle photo que j’ai jamais prise. En effet, sur le retour et le levé du soleil qui éclaire avec difficulté les routes que je sillonne pour une dernière fois, ces quelques rayons matinaux ne suffisent pas à dégager encore le brouillard tombé pendant la nuit. Autour du lac de Yellowstone, le spectacle est sidérant, et peut-être est-ce l’heure qui fait ça, mais je m’y crois comme dans un rêve. La photo est évidement sans trucage, et c’est évident que c’est sous PC qu’il a fait ça (mais ça reste une histoire d’opinion):
Vous comprenez que je sois sur un petit nuage
Tout d’abord on a une variété hallucinante de paysages. Allant du sec et aride, à la forêt dense plus humide.
Un variété de lumière incroyable, avec des levés et couchés de soleil aux couleurs chatoyantes et d’une pureté sans pareille. Je pense que les écarts de températures jouent là dedans car il fait dans les -2°C le matin et 27°C à 32°C en journée.
Quelques levés de soleil, que je me sens obligé de présenter:
Un peu d’aride:
Un peu plus “humide”:, ouai on a du lourd qd meme sur celle là:
Et puis bon, vous aurez compris que c’est la totale de ce qu’on peu trouver quasiment. Du désert, des court d’eaux, des cascades, des canyons, des prairies et des plaines, je ne savais plus où donner de la tête.
Et j’arrête là, sinon c’est sans fin et vous allez être épuisés ![]()
Le parc est surtout connu pour toutes ses activités géothermique, à savoir qu’il contient à lui tout seul les deux tiers de tous les geyser de la planète, donc autant dire qu’il y a moyen d’en voir en activité. Issue de ce boxon géothermique, on a donc le geyser, mais aussi une multitude de sources d’eau chaudes et bouillonnantes, des vasques, des cratères, des cours d’eau aux odeurs délicates. Toutes ces curiosités de la nature génèrent des paysages au couleurs hallucinantes dignes d’un traitement photoshop. En effet, des bactéries particulières s’y développent et ajoute une touche de pointillisme à ces eaux sulfureuses et acides qui colorent par leur différents minéraux un portrait naturel éblouissant. J’abuse avec ces phrases compliquées, mais c’est pour cacher que j’ai tout oublié de mes cours de chimie et il vaut alors mieux se taire et montrer un extrait déjà trop grand de ce que j’ai pu y voir.
Seulement, une grosse frustration! La moindre étendue d’eau, trou, flaque, fume!!! Et moi qui suis en train d’arrêter au milieu de tout ça, c’est pas cool. J’avoue que je me serait bien tapé une petite blonde au sein de ces jolies espaces.
Aucun traitement sur les photos suivantes, cela va sans dire et ceux sont des couleurs simplement surnaturelles. J’essaye de retranscrire ça au mieux, mais les mots me manquent. Accrochez vous, c’est beau et chaud, bouillonnant, sulfureux et plein d’énergie thermique tout ce bazard. Vous n’avez pas les odeurs, mais vous aurez bien compris que l’oeuf putride était dominant. Ceci dit avec mes problèmes de quota sur la visa m’empechant de me nourrir pendant 24h, j’avoue que ça m’a quand même mis en apétit. Des eaux et roches à cette températures, y’a moyen d’y taper le bacon sur un cailloux et les patates dans la flaque lol.
Un petit triplet de cratère à des endroits complètements différents du parc:
Quelques crevasses et sources d’eaux chaudes:
Des petits zoom de ci, de là pour textures et couleurs (la palette):
Les bactéries font un bon boulot pour la colorimétrie je trouve, good job les filles
Mes préférées, autour d’un cratère qui ne manque pas d’un certain style. Juste hallucinant.
Pour finir sur la géothermie, les quelques irruptions de geyser que j’ai pu y voir. L’anecdote amusante, c’est que par 2 fois je suis tombé accidentellement sur des irruptions qui n’arrivent pas tout le temps. Ce ne sont bien sur pas les grosses qui sont anticipées par les ranger du parc, mais ça reste des petites surprises agréables et l’occasion de faire une courte pause pour admirer le spectacle. Les dernières photos sont celles du Old Faithfull, l’un des plus actif et plus grand de la planète. (me suis pas super bien rensigné faut avouer).
Canaddendum
4Petit rajout rapide pour clôturer et saluer ce chouette coin du globe en le quittant. Evidement, ce post est moins cool que le précédent en termes de photos de paysages, mais il se défend quand même, tu vas voir cher lecteur assidu.
Après la dernière journée épuisante et un départ sous la pluie assez mou de Jasper, je décide de passer tout de même par un dernier coin à visiter sur le chemin du retour. La pluie ne proposant pas une lumière formidable, je ne sors même pas l’appareil photo du coffre de la voiture et entame les 260Km de retour en étant très pensif. C’est donc traversé par plein de pensées sur le voyage et le spectre de possibilités et d’opportunités de vie qu’il offre etc… que ces pensées se matérialisent sous mes yeux. Une vie peut se décliner en une multitude de moment et d’état de conscience ou d’esprit, tout comme la lumière en une multitude d’ondes colorées:
Remerciant la pluie et l’éclaircie pour se spectacle magnifique, mon esprit tordu réalise que cette belle chose est tout simplement issue d’incompatibilité de longueur d’onde dans le spectre lumineux (poésie geek, faut pas chercher). Je continue donc ma route vers un lieu qui m’intrigue beaucoup. Il s’agit du mont Edith Cavell. Il me trouble tout simplement car Edith Cavell est le nom d’une rue tout prêt de mon ancien appartement à Bruxelles et aussi celui d’un Hôpital sur cette rue si mon souvenir est correct. Je trouve donc amusant dans cette matinée à consonances philosophiques de faire ces 2h d’ascension, le baume au coeur, à plus de 2600m au pied d’une montagne portant le même nom qu’une rue qui m’a vue toucher le fond. De plus j’étais équipé “glacier” avec gants, écharpe vestes et feu au cul. En 2 mots, et sans avoir creusé plus que cela, Edith était une gentille demoiselle resistante rosbief executée par l’occupant à Bxl lors de la première guerre mondiale. Quelques explorateurs belges dans le secteur ont baptisé quelques endroits aux couleurs bruxelloise (Mont Bruxelles, lac maline, etc…).
Depuis le mont Edit Cavell, on peut admirer le glacier des anges et son lac d’eau de fonte:
Habituellement je ne fais pas de posts pour de simples considérations philosophiques, mais c’est pour introduire ces quelques photos qui me rappelleront encore longtemps la chance que j’ai eut de pouvoir observer encore un prédateur au charisme phénoménal. Alors que j’arpente une route un peu à l’écart de tout, donc moins fréquentée et ceci intentionnellement, j’aperçois mon reflet dans le pare brise. Mais non! ce n’est pas possible, je me suis rasé, que se passe-t-il dans la forêt?
Après les requins et barracuda caribéens et en mer de chine, après les tigres d’indes, j’ai la chance de pouvoir observer pendant quelques minutes un ours brun. Ok, c’est pas le redouté et énorme grizzli, c’est un jeune ours et je m’excuse directement pour la qualité des photos, mais il faut avouer débrayer en focus manuel tout en le suivant en voiture n’est pas facile. De plus, c’était pas une matinée facile pour faire le point lol. Evidement, je ne suis pas sortie de la voiture sachant que ces trucs là vous arrache la tete aussi facilement qu’ils se grattent le cul et je suis parfois un peu foufou mais pas stupide à ce point là.
Je pense pas que ce soit une bonne idée de sortir et de faire, “hey Teddy, allez ondule ton corps, pose pour moi, donne tout ce que t’as. Ouai! bon ça, très bon ça avec la griffe!”
Les photos ne sont donc pas parfaites, mais après tous le temps passé à arpenter les routes les moins fréquentés à 20Km/h pour croiser des caribous, ça a fini par payé et m’offrir un souvenir parfait ![]()
Histoire de ne pas jeter ces beaux clichés du jours, voici les 3 dernières photos prises sur le chemin du retour, avec cascades et cette route si agréable à parcourir. Alors que je prépare mes idées de services entant que freelance à mon retour à bruxelles, et suite à quelques conversations avec des amis sur facebook, je vais lancer un type de service inédit.
Si tu as l’argent pour voyager, mais que tu n’en as pas le temps, coincé par un travail, des enfants, ou pire la connerie de ne pas le faire et trouver plein de fausses excuses bidons, je peux voyager pour toi et aller prendre toutes les photos dans toutes les villes que tu veux. C’est une manière de voyager sans risque, d’avoir les souvenirs et même de pouvoir les choisir via skype et 3G.
Service payable d’avance et devis gratuit ![]()
Je publie cet article depuis West Yellowstone, Montana, à coté du parc du même nom. Evidement j’en ai déjà quelques photos avec en trailer: bison, coyotte, cerfs, geysers et couchés de soleils. Restez donc connectés ![]()
Pura Vida chers gens!
Canadian rockies
3Un temps magnifique, un petit air frais flirtant avec les 15°C, un ciel sereinement dégagé offrant la place à un timide soleil qui dépose son petit réconfort grâce à la chaleur de ses derniers rayons enthousiastes. Ils irradient et réchauffent un visage souriant, celui du chauffeur d’une grosse berline de location qui pousse sa monture scandaleusement trop puissante pour déplacer son petit cul bronzé sur les larges routes traversant la plaine entre Banff et Calgary. Le sourire ne cesse de croitre sur mon visage, au même rythme que croissent dans l’horizon ces belles montagnes, les fameuses rocheuses canadiennes, et elles s’imposent au regard sidéré d’un jeune voyageur qui n’en a pas encore vu assez. Très vite, il fait très sombre, mais un halot de lumière, provenant d’au delà l’horizon, embrasse le massif enneigé comme s’il rayonnait quelque chose. Quelque chose d’apaisant et de puissant en même temps, présent et inévitable sur tout le champ visuel, et finalement inspirant ainsi un respect curieux et déraisonné.
Là, en poussant à fond un live des grateful dead reçu par radio satellite, je dévore les 150Km d’asphalte rectilignes en me régalant de chaque nouvelle lumière. Sous Led Zepelin, je me delecte de ces couleurs naturelles déroutées par un contre jour insaisissable, et tenter d’en dire plus sur ce petit moment magique serait vain je pense; ils nous arrivent à tous de vivre des petits moments contemplatifs à se taper le cul par terre pour célébrer la simple beauté des choses. C’est ce qui m’est arrivée en fin de cette journée qui avait commencé vraiment comme une des pire des journées de merde de ma vie (avec les Pink Floyd
).
Tout le monde a déjà vécu cela aussi, les journées qui commencent pleines d’emmerdes, alors qu’en se levant on voulait juste en kiffer une nouvelle pleine de trucs cools qui font que notre vie est cool. Bref, c’est ce qui est arrivé ce matin là. Réveil à 6h30 qui marche pas, tête dans le gaze après 3 nuits d’insomnies, sauf que là il faut pas être à la bourre pour prendre l’avion qui mène de Seattle à Calgary au Canada en m’éloignant de l’hospitalité et de la charmante famille de mon pote Pierre. Avant le décollage, il faut ramener la voiture de location avec un timing assez serré à assurer. La mémoire infaillible qui se rappelle au dernier moment, c’est à dire après 15min de retard déjà qu’il faut refaire le plein d’essence avant de rendre la voiture. La nana à la pompe qui se trompe de carburant, 2 mails qui arrivent en meme temps pour annoncer des réservations d’avions plantées car j’ai dépassé les limites des cartes visas. C’est pas un scoop, j’aime bien flirter avec les limites, mais pas avec ces putains de quota de cartes visa qui finalement servent plus souvent à foutre dans la merde qu’à protéger des fraudes, mais apparemment on a pas tous la même expérience dans la famille.
Bref tout ça pour dire que ça avait mal commencé mais mal continué aussi quand j’apprends que mon vol est annulé, ils m’en remettent un qui prendra 7h de plus que prévu en passant pas Vancouver où je suis emmerdé par la douane. J’arrive enfin à Calgary avec le suspens: la resa de la voiture a-t-elle marchée? ne serai-je pas coincé à Calgary par manque de cash, sans pouvoir même me payer un café? le tout à cause de ce délicieux quota qui subtilement taraude mes pensées car je n’ai aucun moyen de le vérifier à ce moment là.
Et là tout bascule, et de manière très extrême.
Wifi gratuit 30 min dans l’aérogare, c’est comme ça que nos cousins canadiens l’appellent et offre leur hospitalité. (Ceci dit, la traduction de la blague peut fonctionner avec l’aréogare de nice, preuve que l’on peut rire ensemble). Tout bascule car entre un pote m’a fait la réservation du vol foirée, puis ces 30min qui me permettent de confirmer les autres en rassurant la famille. J’obtiens ma voiture et par magie, je me retrouve avec une grosse Ford Focus au couché de soleil, roulant à travers la magnifique plaine. N’ayant rien avalé de la journée, je m’envois sur la route un muffin artisanal gout artisanal A54, A58, D41 (celui à la pomme) de chez starbuck avec un café latté certes bizarre mais j’avoue que je commence à apprécier. A priori, pas de soucis de quota, l’avenir me dira ce qu’il se passe avec ce site web qui refuse toutes mes réservations depuis lors.
Tout ça pour en arriver à l’auberge de jeunesse à Banff, à siroter une bière avec quelques touristes allemands et flamands histoire de se remettre de ces difficiles heures de route et puis de goûter la “beaver beer”, bière maison. Je rejoins mon dortoir qui est déjà habité (et en sacré bordel) par 4 jeunes filles qui se sont senties obligées de ranger leur sous-vêtements pendues à mon lit dès mon arrivée. Et il était temps alors de préparer un peu l’expédition du lendemain, car le genoux toujours douloureux, il s’agit de marcher un minimum tout en voyant le plus beau. Comme quoi un démarrage foireux peut tourner en véritable succès et servir de prémices indispensables à l’énergie nécessaire pour une virée photo productive.
Pour l’anecdote, je ne comprends pas comment avec seulement 4 emmerdeuses impolies qui hantent les lieux, on arrive à 15 (compté, certifié) tubes de champoings cheveux colorés, fin, qui regraisse mais pas trop, 42 en 1 mais sur 8 tubes différents + tube anti acné vraisemblablement inefficace. L’une de ces camarade de chambrée est rentrée à 4h du matin dans un silence à réveiller un écureuil écrasé par un pickup et moi je me fais souffler en mettant le réveil à 6h30 pour profiter de ma journée.
J’ai éclaté de rire tout seul en me levant face à la désapprobation générale, et c’était l’augure d’une journée merveilleuse qui commençait. Comme quoi, se moquer de 4 pisseuses de bon matin met plein d’entrain.
La journée démarre donc sur un ton léger et improvisé car je n’ai aucun programme de prévu si ce n’est profiter des merveilles que le coin a à proposé, juste que je ne sais pas où
Je démarre donc le bolide, me laisse guider par les panneaux touristiques et après 4min d’autoroute prend le chemin de la vallée de Bow, qui longe une rivière paisible entre glaciers montagnes, lacs, chutes d’eau et prairie. Je passe donc la journée à itérer balades à pied sur chemins balisées, festival de photos, saut en voiture jusqu’au prochain spot. Bref, une journée extraordinaire donc je présente ici un minimum de photo, mais sache cher lecteur que cela m’arrache le coeur de devoir choisir et de ne pas publier certains de ces clichés. Le spectacle était à couper le souffle et voici donc la sélection de photos autour de la charmante bourgade de Banff:
![]()
Une fois encore je précise que ne tirer que ces clichés là arrache le coeur, il y en a des centaines d’autres qui sont tout autant à mon gout, mais d’une part il y a couvre feux dans l’auberge où je dors ce soir, et de plus, j’ai besoin d’un peu de sommeil aussi ![]()
Je suis obligé par contre de présenter la liste de “petites” photos suivantes, petits close up présentant un peu la diversité de faune et flore colorée que j’ai eut l’occasion de découvrir autour de Banff.
Je ne cache pas que je finnis la journée en lambeau. Je suis strictement incapable de faire demi-tour sur un chemin de randonnée contenant de tel trésors de la nature, ainsi je termine cette journée en comptabilisant 18Km de randonnée le tout en boitant. La dernière de 14Km à elle toute seule est en théorie à faire en une journée. Ceci dit protéiné jusqu’au orteils au jerky de boeuf, les 2000m d’altitudes qui font un bien indicible à mes poumons de non fumeur, je me retrouve à enrhumer des papi et mami en leur passant très vite à coté et à boiter plus vite que certains risiblement suréquipés rando alors que moi n’ayant pas prévu une telle marche, je n’ai meme pas une bouteille d’eau. Je termine donc la journée le genoux enflé au petit supermarché du coin, me rapprovisionnant en jerky que j’adore, et à me ruiner en genouillère et pommade analgésique. Je reposerai mes pauvres ligaments plaintifs en arrivant à bruxelles. Avec un peu de cynisme, boiter à bruxelles semble matérialiser une situation de toute façon bien réelle que je compte rétablir avec energie (et pas en passant la pommade par contre).
Après une seconde nuit dans la même piaule, mais avec quelques nana en moins et de sympathiques hollandais en couple pour les remplacer, je prends la route pour la petite ville de Jasper plus au nord et plus haut en altitude. Les 200Km sont un vrai bonheur pour les yeux encore une fois, et le trajet me prend la journée, ainsi que le couple (londonien et new yorkaise) que je prends en stop à partir de Lake Louise et avec qui je passe cette excellente journée. Avant le trajet, je monte le mont Sulphur en téléphérique histoire de challenger mon vertige. Je prend une nouvelle fois un petit dèj rapide façon starbuck avec une session telecom skype car ils ont tous des wifi les starbucks. C’est merveilleux moi je trouve ![]()
La région est truffé d’ours, ours brun et plus dangereux car agressifs les grizzli. Afin de remplir un minimum les consignes de sécurité qui sont: ne jamais marcher seul mais 4 minimum, faire du bruit et avoir son vaporisateur de gaz au poivre; je suis de loin les groupes de touristes dans la forêt. Il semble que le plus secure est le groupe de coréens. En effet, le coréen rie, rote, chante, pète en forêt, le coréen rien ne l’arrête. Ceci dit un peu de calme en foret n’est pas mal non plus pour observer certaines espèces en photos ce dessous, donc j’imagine que le risque est modéré. L’autre soir, en buvant quelques bières dans un pub, remplis de papi chasseurs canadiens à qui j’ai du refusé des tournées, avec leur accent campagnard canadien (anglais) et quelque grammes, ils m’expliquaient comment éviter de se faire aggresser par un grizzlis. Marcher en arrière, se baisser, ne faire aucun bruit pour tourner les talons et partir sans se précipiter. Si c’est une femelle avec ses marmots poilus, fais ce que tu peux, jette lui des cailloux ou des bouts de bois tu pourras ptet t’en sortir disait le vieux sage à la moustache blanche démesurée.
Je sacrifie encore de joyeux clichés de cette magnifique journée, mais voici l’essentiel, à travers différentes rencontres telles que chèvres ou moufflons, dans tous les cas, ceux sont des animaux sauvages qui crapahutent à travers les beaux paysages qui vous voyez là:
La journée de voyage se termine au pied d’un glacier. Interdit évidement de s’y rendre à pied à cause des crevasses qui sont omniprésentes, même à quelques dizaines de mètres de la glace. En dessous de ce monstre de glace qui recule chaque année, se trouve un lac souterrain qui alimente 3 fleuves qui se jettent chacun dans 3 océans, pacifique, arctique et atlantique. C’est en évoquant la quantité d’eau de l’engin que l’on peut imaginer le danger rappelé tous les 10m autour de ce merveilleux exemple de puissance de la nature. Apparemment on y mourrait noyé avant l’hypothermie, réponse à une question que je ne me posais pas, mais si les panneaux le disent…
Le lendemain, je me rointe complet sur une rando improvisée. Le lac Maline et ses environs sont tellement magnifiques que je m’aventure sur une rando à faire en 2 jours. Je n’en fait que la moitié allée retour sans suffisamment d’eau alors que je longe un ruisseau tout du long. Je renonce par précaution à en boire son eau fraiche et probablement que je fais bien, mon jean qui a trainé dedans ressort marron de terre après avoir seché. Fidèle à l’adage: si tu bois la terre, tu chieras pas les racines; je termine ces 6h de randonnées assoifé et boiteux comme jamais. D’où un repos du guerrier planifié pour ce jour ou je me décide à publier le post ![]()
Ceci dit, voici pour conclure les dernières photos autour de la ville de Jasper, et le jeune orignal que j’y ai croisé:
Au détour d’un sous bois, je croise de nouveau une poulette mystérieuse et sauvage avec un jolie cul mais celle ci est brune.
Ca c’est du spore ![]()
Et quelques petites dernières juste pour le fun:
Je l’ai croisé 2 fois à vrai dire, allée et retour. Heureusement sinon, c’était 6h de marche presque bredouille.
J’espère que le post était pas trop long et qu’il reste digeste. Je vous souhaite depuis ce jolie pays une bonne continuation quoique vous fassiez, et ptet même pour certains dont je tairais les noms de vous sortir un peu les doigts du cul pour venir voir cela et vivre un peu la Pura vida!!
City trippin’
0Hey,
Sorry pour le débit de post, mais si je commence à accumuler les photos je vais pas m’en sortir
Donc un post court, rapide mais cependant courtois pour relater sans artifices deux journées citadines. Alors qu’il y a quelques semaines je coupais par la plage pour me rendre du centre ville à chez mois, afin de le faire en moins d’une demi-heure et donc de sorte à ce que mes courses ne réchauffent pas avec la température; je me retrouve entre durant ces deux jours à faire les boutiques et à tester ma patience (et les pare-chocs américains) en faisant des créneaux avec boite automatique.
Véritable temple de la société de consommation, j’ai sillonné un de ces mall et me suis adonné à l’étrange activité de “shopping”. Sans chercher à me justifier, c’est aussi tout simplement parce que les prix des fringues est hallucinant, et aussi et surtout parceque là où je me rends demain, j’aurai besoin de vêtement chauds, mes affaires caribéennes ne suffisant pas.
Bref, cela a été l’occasion de visiter un peu le Seattle downtown, habilement amené grâce à mon pote ici sur place qui m’a conseillé de me garer de l’autre coté du lac et de m’y rendre en bateau. Moins cher qu’un parking et certainement plus agréable en cette magnifique journée ensoleillée que j’ai eut. J’ai de plus eut l’occasion de faire un tour sur ces plages assez sympathiques et même de croiser quelques phoques. Voici un condensé en image avec pour commencer le mont rainier qui surplombe la ville et cette dernière juste après:
Des habitants accueillants, même s’ils ont un penchant que je ne saisis pas très bien parfois:
Quelques photos sur la plage en face de la ville, de l’autre coté du lac disons:
Et puis la ville:
Dédicace familiale, George Benson waterfront! , et une petite touche patriotique immanquable. C’est juste au cas où je demande ma green card un jour ![]()
Bon évidement, c’est pas au centre ville que l’observation de la vie sauvage est la plus facile. C’est plutot une jungle de magasins les uns plus grands que les autres, et c’est même sidérant le choix qu’il y a. Ceci dit, il est temps que je mette les voiles avant que la carte visa me fonde entre les doigts. Il y a une suite au voyage et il conviendra de ne pas revenir à découvert.
Vous aurez bien compris que mon “style” photographique (si l’on peut parler de style) avec jamais personne sur les photos ne peut pas vraiment s’exprimer en ville. De plus j’évite de marcher avec le bob, la carte et l’appareil photo à la main pour ne finalement ne laisser que mon accent exceptionnel trahir mes origines.
La suite du voyage d’ailleurs commence à être bouclée, et pour cause de restriction budgétaire mais aussi de contraintes de temps et de vols d’avion, il ne sera pas aussi “complet” que prévu. C’est dommage, ça veut dire qu’il faudra que je revienne et que y’aura moins de photos. Ceci dit il s’annonce bien, et le sprint de ces 10 prochains jours avec 3 villes différentes devrait satisfaire vos yeux de lecteurs intrépides.
Comme Pure life sonne pas bien, j’en reste sur un bon vieux Pura Vida bien franc et plein de bonne humeur.
Cheers ![]()
Mountain Trippin’
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Il est rare que je commence un post par une photo, et encore plus que j’en publie une de moi-même. Faute de publication depuis quelques temps, il me fallait bien attaquer celui-ci par un résumé en image assez tranchant. Vu les décors on voit bien que je ne suis plus dans les caraïbes mais la photo est ici prise dans l’état de Washington près de Seattle, USA…
Enfin, dire prêt de Seattle, c’est sans compter les 2h de voiture et pas loin de 4h de marche avec sac à dos contenant me nécessaire de survie pour 3j. Mais je vais y revenir après ![]()
L’oeil avisé reconnaitra une arme à feu à ma ceinture, ainsi qu’un laguiole et une lampe de poche. Non, je ne retourne pas à Bxl pour flinguer mes patrons lol, j’ai enfin déposé ma démission pour passer à autre chose, fort probablement à mon compte en freelance, à moins que je ne tombe amoureux de la région ou des USA en général. Seattle en plein boom pour le marché de l’emplois en informatique et qui sait, je déciderai peut-être d’y rester un moment pour un équilibre carrière/nature qui n’a pas l’air trop mal. L’équipement à ma ceinture est juste là pour les éventuels ours bruns présents dans la région, la légitime défense étant un droit fondamental ici. 357 magnum est peut-être un peu surdimensionné, mais bon, il faut ce qu’il faut.
L’habitué remarquera que je n’ai pas de cigarette à la bouche. Evidement à 2 paquets par jour, beaucoup étaient enfumées
J’ai donc abandonné cette mauvaise habitude, probablement pas définitivement, mais un petit break juste histoire de savoir si cela est possible et tester sa volonté n’est pas mal de temps en temps. Geste que je ne regrette pas, car toute les marches avec des pentes à 45% ont fait appels à des poumons en plein décrassages et heureux ded respirer un bon air frais et pur des montagnes.
Donc pour reprendre depuis le début, désolé si je n’ai pas posté depuis quelques temps. Plusieurs personnes s’en sont même plaint! Mais j’avoue que le moteur de ces post était le regretté Nikon D90 et ses objectifs magiques. Maintenant qu’il est remplacé par un D7000 de la même marque et du même jeu d’objectif, je vais pouvoir en publier quelques autres. Les aléas de la vie font que je ne sais pour combien de temps ces aventures vont continuer, car comme je l’ai déjà dit, j’ai quitté mon emplois et vas commencer à prester mon préavis après ces vacances bien méritées. Afin de limiter les risques, je vais suivre certaines opportunités en freelance à bxl. L’avantage est clair, déjà être rémunéré à ma juste valeur sur le marché pour la totalité des heures prestées, autrement dit arrêter le bénévolat, et au moindre soubresaut de moral ou d’ennui, bouger un peu sans avoir de compte à rendre si ce n’est à quelqu’un d’autre que mon banquier. Evidement, ne voulant pas lâcher le guidon des 2 mains et ayant quelques opportunités en Belgique, je compte m’y rendre et y ré-habiter quelques temps, histoire de voir ce que la vie a à m’y proposer (musique et percussion, blonde attachante, proximité de la famille, potes qui me manquent, pléthore d’opportunités d’emplois…).
Le D7000 a déjà donc commencé son boulot dans des conditions assez extrêmes. Je suis ici à Seattle pour rendre visite à un vieux pote avec qui j’ai fait mes études (potes de 15 ans, waouw), voir ses 2 gamins (la petite dernière qui a 3mois et le petit de 3 ans) et accessoirement découvrir la région qui m’a déjà séduit en un poignée de jours.
Le pote en question ayant prévu un trip chasse avec des collègues de boulot, je m’y suis donc ajouté pour partir à 5 traquer le cerf en forêt de Wenatchee. Le plan était donc de se charger avec le matériel minimum pour 3j, tente et duvet, nourriture, vêtement (pour le froid) et strict minimum pour l’hygiène (brosse à dent). Autant dire que le passage des caraibes rythme glandouille au trip hardcore forest hiking a été assez violent, mais plein de nouveauté et magnifique.
Après une petite nuit chez un ami étant le plus proche de l’endroit ciblé par les chasseurs invétérés, et une dégustation parcimonieuse des délicieuses bières locales (et je dis ça après 8 ans de belgique), levé 4h du matin pour un Lumberjack breakfast, autant dire le plus gros petit dèj que j’ai jamais pris de ma vie. Bacon, saussisses, oeufs, pancakes, toasts, jambon, café à volonté pour une quantité de gras et de protéines record pour les 6h de marchent qui clotureront la journée. Le principe est simple.
Après ce petit dèg et 2h de route et un tetris dans la voiture:
On s’equipe puis l’on traverse une nature magnifique dont je ne me lasserai pas de décrire la beauté. Du coup je simplifie en essayant de la communiquer avec quelques photos:
Au terme de cette marche, installation du campement dans un coin bucolique et vraiment loin d’être moche:
Et après une bien utile reprise de souffle, un frugal repas éclair et une réhydratation bien nécessaire, nous voilà parti pour la montée qui ne prendra qu’1h mais nous aménera à une altitude de 300m supplémentaire en seulement 800m parcourus. Disons un pente de 45%, qui semblerai selon mon pote être la limite légale entre l’alpinisme et la balade champêtre nettement moins virile (ce n’est pas le terme employé, mais vous aurez compris je pense).
La vue y était extraordinaire.
Des petites vidéo pour étayer tout cela.
En résumant un peu, le départ a été avancé pour cause de mauvais temps. A vrai dire je ne sais pas vraiment dire quelle température il faisait, entre 0 et 5 degré aux dire de mes camarades chasseurs. Ce qui est sur c’est que certains indicateurs tels que le diamètre de parties thermosensibles de mon corps indiquait une température corporelle plutôt basse. (Je ne parle pas des orteils). C’est donc tous transits de froid et sans plus aucun vêtement sec que l’on est repartis bredouilles, seulement un ours repérés et manqué à seulement 4h de marche du camp de base…
Une petite aventure personnelle assez sympa, je me suis un peu égaré à l’arrivée du mauvais temps. On était parti avec mon pote à 6h du matin (en retard en plus), en planifiant de prendre le petit dèj en haut du pic et donc y apprécier la vue en même temps. A cette heure là, j’avoue que j’ai oublié de prendre mon k-way ce qui m’a donc forcé à faire demi tour à la mi journée en laissant mon pote seul s’éclaté dans la vallée. Alors que je pensais me faire les 2h de montées pour le retour sous la pluis glacée paisiblement, un brouillard assez violent s’est déposé en moins de 5 minutes au dessus de moi alors que j’atteignais le sommet séparant le campement et la zone de chasse. A l’arrivée du nuage, je ne voyais plus mes pieds l’espace de quelques secondes, puis cela s’est un peu espacé, et juste suffisament pour apprendre un chose. Vaincre son vertige est une chose, mais finalement je préfère la vue du vide que le brouillard
Un instant de solitude assez sympathique, et heureusement que les talkie walkies et autres sifflets de sécurité m’ont permis de retrouver mon chemin et me mettre au sec.
La petite vidéo du brouillard s’abatant sur moi, avant de mettre l’appareil photo à l’abris:
Pas que je cherche à maintenir le système, mais c’est juste qu’il est vrai que je vais profiter d’être en amérique du nord pour visiter un peu. Rien n’est sûr encore, donc cela veut juste dire que d’autres photos vont venir, que je ferai au mieux pour qu’elles soient aussi agréables à voir que pour moi de les prendre.
A+ et pura vida






