Traversée du désert
0Dans un sens, la mienne n’a pas durée 40j, peut-être environ 40h, et autant le dire, je crois l’avoir bien traversé maintenant. Ce poste arrive tardivement et ce exclusivement bien sûr pour de mauvaises raisons. Accusé à raison de narcissisme à travers ces pages, et après un Las Vegas (43°C) / Miami / San José Costa Rica/ Atlanta / Bruxelles (8°C) pour aller directement au bureau travailler, je confis que j’ai été sérieusement refroidi et c’est donc bien enrhumé que j’écris ces lignes. Ce narcissisme, j’avoue presque le revendiquer fièrement désormais car cette année quasi entièrement consacrée au voyage m’a non seulement permis de relever la tête après un paire d’année plutôt difficile, partager et découvrir avec familles, proches et d’inconnus lecteurs, un visage différent de moi-même, des beautés de la planète et des plaisirs du voyage. Après tout, il s’agit d’un blog et même si celui-ci a gagné en notoriété par quelques jolies photos, j’y fais et parle de ce que je veux ![]()
La dernière escale de ce voyage s’est faite dans un désert, mon paysage préféré. Ce désert est un petit peu particulier car il y a une ville au milieu qui a mon avis est aussi déserte que ce qui l’entoure. Après la traque d’animaux dans les parcs et la traversée de paysages aussi magnifiques, je confie que je n’ai trouvé à Las Vegas aucun intérêt vu que je n’y cherchais rien, et qu’à peine atterri j’y ai retiré mon 4×4 de location et suis parti dans le désert. Pour avoir un minimum de préparation (eau, nourriture, et itinéraire), je m’enfonce directement dans l’agglomération à la sortie du parking de l’aéroport, et je me retrouve accidentellement sur le strip et tout ses casino. Je confis finalement que cela m’a bien amusé de parcourir ce petit bout de chemin avec ces batiments de luxe aux noms entendus dans tous ces films américains, et j’y suis donc restés quelques heures en plus après ma virée dans le désert.
Et après les geyser de yellowsone:
La petite reflexion que j’y ai eut sur place, dans ce temple de la consommation, où un mode de vie de luxe très particulier est exhibé. Cette vie de luxe apparemment revient à:
- se promener avec une nana aux mensurations cadrés dans des normes officielles et démontrant cela à travers des vêtements à priori difficile à enfiler
- rouler dans un voiture de sport hors de prix
- dormir dans une chambre de plus de 110m²
- jouer avec son argent comme si on en avait tout plein et qu’on s’en foutait
Chacun de ces points constituant la vie de luxe est disponible en location, ce qui fait donc de Vegas une ville assez rigolote à venir observer. Evidement, cette culture du luxe est fausse et pas forcément suffisante pour attirer le voyageur, ainsi la ville importe et compense cela en arborant sa “culture” avec ses faux monuments en platres tels que pyramides, statut de la liberté, tour Eiffel etc… Un mélange intéressant.
Le but de l’escale a Vegas a bien entendu était de rouler jusqu’au Grand Canyon. L’idée était donc de le traverser le Nevada, désert de Gojave, contourner le Grand Canyon par la rive sud, aller jusqu’au Lac Powell, revenir par la rive nord du Canyon, un petit bout du désert dans le Utah et revenir à Vegas pour décoller et démarrer le retour qui marque tristement la fin du voyage. Autant dire que l’itinéraire décidé au McDo était ambitieux mais jouable sans trop dormir, et les courses étant faites avec plein de bon sens, c’est donc dans la voiture que j’ai dormir ces 2 nuits dans le désert et qui m’a donc permis de le réaliser en roulant aussi un peu de nuit.
Une anecdote de la première nuit a d’ailleurs été un sheriff qui me réveille l’arme au point au milieu du désert et qui est tout surpris de me voir bouger. Après avoir justifié ma présence sur cette piste en marge de l’autoroute, il m’explique que les voitures retrouvées ici sont en général des voitures volées et que les individus allongés sur les banquettes arrières ne sont habituellement pas aussi vivant que je l’étais. C’est donc mort de rire qu’il rengaine et me souhaite un bon repos, et j’avoue moi mort de trouille que je reprends la route vers l’arizona. Ce sera d’ailleurs mon petit bout de route 66.
En résumé de ce que j’y ai vu, sachant qu’il y a beaucoup de conduite dans tout cela:
A gauche: du désert, magnifique!
A droite: du désert, j’adore ![]()
Et tout droit?
Bha la route lol, et c’est tout droit!
Evidement, des levés de soleils plutôt cool, et puis pour le fun et des pauses logistiques, des endroits vraisemblablement peu fréquentés:
Je suis navré, mais lâché au milieu d’un spectacle aussi magnifique avec un appareil photos, une fois encore je me lâche. C’est mon genre de paysage préféré, tout comme le climat. Même si un peu frais la nuit (-5°), cela se réchauffe très vite et brutalement car il fait déjà 35° à 7h du matin et cela dépasse sans problème les 40° en journée. Evidement donc, beaucoup de photos dans le désert:
(maman, regarde pas la prochaine photo!!!)
oups, surement trop tard…sorry![]()
Bon, le but du déplacement a bien sûr été le monstre des canyon. Pas le plus profond (Colca au Pérou, avec ces merveilleux condor qui font l’objet d’un post plus vieux au milieu d’une autre vie), mais le plus impressionnant ça me parait clair:
Je n’ai pas grand chose à dire. C’est à voir, c’est exceptionnel, c’est magnifique et j’en suis resté bouche bée. Pas facile de prendre des photos avec le vertige et j’étais rassuré en étant plus loin de ce gouffre vraiment très impressionnant ![]()
J’ai donc continué le trip vers le lake Powell aux décors fascinants. Lac artificiel construit dans cette zone aux pierres arrondies. Sur le chemin, escale imprévue sur cette “boucle” du colorado, un lieu flippant pour le vertige encore une fois mais magnifique et aux proportions hors normes:
La photo précédente a été prise de ce bord là:![]()
Et enfin le fameux et magnifique lac, un lieu vraiment superbe et propice à plein à la photographie de cailloux rouges et ronds:
Je n’ai pas véritablement envie d’écrire un épilogue à ces voyages, car à coup sûr il y en aura d’autres. Gouter à cette liberté, à ces grands espaces, à un quotidien simple et parsemé de plaisirs de découvrir, de rencontres, des beautés de cette jolie petite planète pleine de surprises… évidement que renoncer définitivement à cela est devenu impossible. Cependant, j’ai besoin aussi d’avoir un minimum de stabilité et arrêter d’avoir le sentiment de mentir à chaque fois que je remplis la case “pays de résidence” d’une demande de visa. Ma situation professionnelle est aussi à éclaircir et il serait complètement stupide de ne pas rentabiliser et exploiter ces années d’études difficiles et un cerveau câblé pour la tâche. Je verrai bien ce que l’avenir me réserve, mais il n’y a aujourd’hui aucun billet d’avion en partance pour une contrée exotique booké à mon nom. Il y a des idées et des projets, mais sans dates. Je crois juste qu’il y a un temps pour tout et qu’un peu de ménage dans ma vie doit être fait avant tout, et cela fait parti aussi du voyage
.
Il me reste donc à tenter la pura vida bruxelloise pour au moins cet hivers, et à vous souhaiter à tous d’en faire de même et de continuer à rêver ici, ou là bas.
Dieu utilise photoshop–Part 2
0(faut lire la partie 1 avant, sinon on comprend po…)
Le second intérêt, et qui est pour moi le premier je dois avouer, c’est la faune du parc. J’ai quasiment parcouru l’intégralité des routes du parc, c’est pour ainsi dire beaucoup en peu de temps et mon assiduité a bien payée.
En animal, je vous présente la star du parc en ce moment: le cerf! En période de reproduction, il traine dans les prés immenses dans les fertiles vallées du parc. Souvent accompagnée de son harem, les troupeaux sont un vrai régal à observer et en cette saison assez facile à trouver car bruillant et exposé pour se reproduire. Certains ici ne sont pas des cerfs, mais comme j’ai pas accès au net au moment ou j’écris, je peux pas l’identifier là. Ceci dit, ça reste dans l’espère des caribous.
Ceci n’est pas un cerf:
Ni une pipe, mais bon…
Oups une dernière causasse, sur un parking:
J’en ai déjà glissé quelques unes. Un animal encore, accusant près d’une tonne, et non ce n’est pas un tendre comme on pourrait le croire. Il est imprévisible, colérique, mais libre et magnifique, je présente le puissant bison. J’en ai croisé un troupeau une première fois, puis quelques uns isolés comme ça. Photos de cow boys je le concède, c’est cliché, mais n’est-ce pas un peu trop cool? Il est très facile à observé, meme si un peu dangereux et effrayant parfois:
Surtout quand il court vers soi…
Mais c’était pas pour attaquer, juste une démangeison dans le dos, et pour ça, rien de telle qu’une petite route en goudron pour gratter un peu ![]()
Curieux et timide, fourbe et coquin, un animal que j’ai eut la chance encore de croiser alors qu’il est plutot distant normalement: le coyotte.
Le premier que j’avais vu était à une centaine de mètre et j’était super content de le voir. Le second est un coup de chance, je m’arreter pour uriner paisiblement sur la descente d’une montagne, et il était là en contrebas, me reniflant et surtout m’entendant de très très loin. Il s’est approché à une quinzaine de mètres à mon grand bonheur et en voici les clichés.
J’ai encore des tonnes de photos, mais encore un fois, c’est pas vraiment possible de tout mettre, donc j’espère que ma selection donne déjà un peu envie d’aller voir ça. Je n’ai pas vu d’ours malheureusement, et pas le fameux grizzlis que j’ai traqué comme un acharné mais en vain. Cela me laisse donc une excuse pour éventuellement revenir sur ces lieux plein de magies que je suis un peu triste de quitter au bout de seulement trois journées formidables. La planète regorge de petit trésor et s’attarder sur l’un revient malheureusement à renoncer aux autres. Je suis en train de finir la rédaction de ce post dans l’aéroport de Salt Lake City en attendant mon transfert vers Las Vegas. Inutile de préciser que je resterai pas en ville, mais pour présenterai un autre festival photographique de célèbres lieux environnent. Il me reste à vous souhaiter bonne continuation et vous inviter à vous sortir les doigts du cul pour aller voir ce genre de choses vous-mêmes lol, c’est vraiment incroyable et une expérience définitivement à vivre. Pour ceux qui ne le peuvent pas, j’espère qu’à travers mon regard et mon objectif auront pu en tirer quelque chose.
Pura vida messieurs dames qui ont eut le courage de lire jusqu’ici !
Dieu utilise photoshop–Part 1
0Je suis bien conscient de la polémique que cela engendre, ok pour photoshop, mais sur Mac ou PC? Mais il s’agit bel et bien là d’un fait!
Des années que j’en rêve, et m’y voici m’y voilà, ce qui est désormais pour moi l’un des plus plus riche endroit de ce petit globe que l’on habite: le parc de Yellowstone, Wyoming, USA. J’atterrie en pleine métaphore insaisissable, c’est à tire l’aéroport de Jackson Hole (le trou du fils de Jack) juste au sud du parc du Grand Téton lui même au sud du parc de Yellowstone. Je laisse l’esprit du lecteur fugace et rêveur arpenter les possibilités humoristique de ce contexte pour plutôt raconter ce que j’ai arpenté et eut la chance de voir dans ce petit endroit luxuriant et coloré.
A peine atterri dans ce petit aéroport national au milieu du désert, que je retire ma voiture de location (indispensable à la visite), elle est minable cette fois ci mais ça roule, et c’est parti pour ce que je croyais être 1h30 de route. Déjà qu’aux états-unis on roule pépère voire mou, il me faudra traverser le parc pour me rendre à mon auberge de jeunesse car la nuit va bientôt tomber. Je dois traverser les 2 parcs susmentionné et la route y est limité à 60Km/h au mieux sinon, c’est 50 voir 30… Autant dire qu’il me faut 4h pour aller de l’aéroport à l’auberge en comptant les breaks photos émerveillés par les couleurs magiques d’un soleil déjà bas, puis un bison et en même temps un coyotte. Pour cette raison même, le retour devra se faire dès 5h du matin, mais avec la patate monstre, un moral en acier, un appareil photo en feu, une carte visa en fusion c’est un plaisir incommensurable à sillonner ces centaines de milliers d’hectares de parc en me régalant de sa diversité et surtout de la richesse de ces espaces sauvages, surtout au levé et couché de radieux soleil.
Je vous le cache pas, y’a du lourd, même du très très lourd!!! Y’en a tellement que je ne vais pas raconter cela de manière chronologique ou anecdotique, mais plutôt regrouper un peu par types de merveilles à y découvrir.
Je vais d’ailleurs commencer par la fin, histoire de déroger à la règle du récit de voyage et vous présenter ce qui est je crois la plus belle photo que j’ai jamais prise. En effet, sur le retour et le levé du soleil qui éclaire avec difficulté les routes que je sillonne pour une dernière fois, ces quelques rayons matinaux ne suffisent pas à dégager encore le brouillard tombé pendant la nuit. Autour du lac de Yellowstone, le spectacle est sidérant, et peut-être est-ce l’heure qui fait ça, mais je m’y crois comme dans un rêve. La photo est évidement sans trucage, et c’est évident que c’est sous PC qu’il a fait ça (mais ça reste une histoire d’opinion):
Vous comprenez que je sois sur un petit nuage
Tout d’abord on a une variété hallucinante de paysages. Allant du sec et aride, à la forêt dense plus humide.
Un variété de lumière incroyable, avec des levés et couchés de soleil aux couleurs chatoyantes et d’une pureté sans pareille. Je pense que les écarts de températures jouent là dedans car il fait dans les -2°C le matin et 27°C à 32°C en journée.
Quelques levés de soleil, que je me sens obligé de présenter:
Un peu d’aride:
Un peu plus “humide”:, ouai on a du lourd qd meme sur celle là:
Et puis bon, vous aurez compris que c’est la totale de ce qu’on peu trouver quasiment. Du désert, des court d’eaux, des cascades, des canyons, des prairies et des plaines, je ne savais plus où donner de la tête.
Et j’arrête là, sinon c’est sans fin et vous allez être épuisés ![]()
Le parc est surtout connu pour toutes ses activités géothermique, à savoir qu’il contient à lui tout seul les deux tiers de tous les geyser de la planète, donc autant dire qu’il y a moyen d’en voir en activité. Issue de ce boxon géothermique, on a donc le geyser, mais aussi une multitude de sources d’eau chaudes et bouillonnantes, des vasques, des cratères, des cours d’eau aux odeurs délicates. Toutes ces curiosités de la nature génèrent des paysages au couleurs hallucinantes dignes d’un traitement photoshop. En effet, des bactéries particulières s’y développent et ajoute une touche de pointillisme à ces eaux sulfureuses et acides qui colorent par leur différents minéraux un portrait naturel éblouissant. J’abuse avec ces phrases compliquées, mais c’est pour cacher que j’ai tout oublié de mes cours de chimie et il vaut alors mieux se taire et montrer un extrait déjà trop grand de ce que j’ai pu y voir.
Seulement, une grosse frustration! La moindre étendue d’eau, trou, flaque, fume!!! Et moi qui suis en train d’arrêter au milieu de tout ça, c’est pas cool. J’avoue que je me serait bien tapé une petite blonde au sein de ces jolies espaces.
Aucun traitement sur les photos suivantes, cela va sans dire et ceux sont des couleurs simplement surnaturelles. J’essaye de retranscrire ça au mieux, mais les mots me manquent. Accrochez vous, c’est beau et chaud, bouillonnant, sulfureux et plein d’énergie thermique tout ce bazard. Vous n’avez pas les odeurs, mais vous aurez bien compris que l’oeuf putride était dominant. Ceci dit avec mes problèmes de quota sur la visa m’empechant de me nourrir pendant 24h, j’avoue que ça m’a quand même mis en apétit. Des eaux et roches à cette températures, y’a moyen d’y taper le bacon sur un cailloux et les patates dans la flaque lol.
Un petit triplet de cratère à des endroits complètements différents du parc:
Quelques crevasses et sources d’eaux chaudes:
Des petits zoom de ci, de là pour textures et couleurs (la palette):
Les bactéries font un bon boulot pour la colorimétrie je trouve, good job les filles
Mes préférées, autour d’un cratère qui ne manque pas d’un certain style. Juste hallucinant.
Pour finir sur la géothermie, les quelques irruptions de geyser que j’ai pu y voir. L’anecdote amusante, c’est que par 2 fois je suis tombé accidentellement sur des irruptions qui n’arrivent pas tout le temps. Ce ne sont bien sur pas les grosses qui sont anticipées par les ranger du parc, mais ça reste des petites surprises agréables et l’occasion de faire une courte pause pour admirer le spectacle. Les dernières photos sont celles du Old Faithfull, l’un des plus actif et plus grand de la planète. (me suis pas super bien rensigné faut avouer).
Canaddendum
4Petit rajout rapide pour clôturer et saluer ce chouette coin du globe en le quittant. Evidement, ce post est moins cool que le précédent en termes de photos de paysages, mais il se défend quand même, tu vas voir cher lecteur assidu.
Après la dernière journée épuisante et un départ sous la pluie assez mou de Jasper, je décide de passer tout de même par un dernier coin à visiter sur le chemin du retour. La pluie ne proposant pas une lumière formidable, je ne sors même pas l’appareil photo du coffre de la voiture et entame les 260Km de retour en étant très pensif. C’est donc traversé par plein de pensées sur le voyage et le spectre de possibilités et d’opportunités de vie qu’il offre etc… que ces pensées se matérialisent sous mes yeux. Une vie peut se décliner en une multitude de moment et d’état de conscience ou d’esprit, tout comme la lumière en une multitude d’ondes colorées:
Remerciant la pluie et l’éclaircie pour se spectacle magnifique, mon esprit tordu réalise que cette belle chose est tout simplement issue d’incompatibilité de longueur d’onde dans le spectre lumineux (poésie geek, faut pas chercher). Je continue donc ma route vers un lieu qui m’intrigue beaucoup. Il s’agit du mont Edith Cavell. Il me trouble tout simplement car Edith Cavell est le nom d’une rue tout prêt de mon ancien appartement à Bruxelles et aussi celui d’un Hôpital sur cette rue si mon souvenir est correct. Je trouve donc amusant dans cette matinée à consonances philosophiques de faire ces 2h d’ascension, le baume au coeur, à plus de 2600m au pied d’une montagne portant le même nom qu’une rue qui m’a vue toucher le fond. De plus j’étais équipé “glacier” avec gants, écharpe vestes et feu au cul. En 2 mots, et sans avoir creusé plus que cela, Edith était une gentille demoiselle resistante rosbief executée par l’occupant à Bxl lors de la première guerre mondiale. Quelques explorateurs belges dans le secteur ont baptisé quelques endroits aux couleurs bruxelloise (Mont Bruxelles, lac maline, etc…).
Depuis le mont Edit Cavell, on peut admirer le glacier des anges et son lac d’eau de fonte:
Habituellement je ne fais pas de posts pour de simples considérations philosophiques, mais c’est pour introduire ces quelques photos qui me rappelleront encore longtemps la chance que j’ai eut de pouvoir observer encore un prédateur au charisme phénoménal. Alors que j’arpente une route un peu à l’écart de tout, donc moins fréquentée et ceci intentionnellement, j’aperçois mon reflet dans le pare brise. Mais non! ce n’est pas possible, je me suis rasé, que se passe-t-il dans la forêt?
Après les requins et barracuda caribéens et en mer de chine, après les tigres d’indes, j’ai la chance de pouvoir observer pendant quelques minutes un ours brun. Ok, c’est pas le redouté et énorme grizzli, c’est un jeune ours et je m’excuse directement pour la qualité des photos, mais il faut avouer débrayer en focus manuel tout en le suivant en voiture n’est pas facile. De plus, c’était pas une matinée facile pour faire le point lol. Evidement, je ne suis pas sortie de la voiture sachant que ces trucs là vous arrache la tete aussi facilement qu’ils se grattent le cul et je suis parfois un peu foufou mais pas stupide à ce point là.
Je pense pas que ce soit une bonne idée de sortir et de faire, “hey Teddy, allez ondule ton corps, pose pour moi, donne tout ce que t’as. Ouai! bon ça, très bon ça avec la griffe!”
Les photos ne sont donc pas parfaites, mais après tous le temps passé à arpenter les routes les moins fréquentés à 20Km/h pour croiser des caribous, ça a fini par payé et m’offrir un souvenir parfait ![]()
Histoire de ne pas jeter ces beaux clichés du jours, voici les 3 dernières photos prises sur le chemin du retour, avec cascades et cette route si agréable à parcourir. Alors que je prépare mes idées de services entant que freelance à mon retour à bruxelles, et suite à quelques conversations avec des amis sur facebook, je vais lancer un type de service inédit.
Si tu as l’argent pour voyager, mais que tu n’en as pas le temps, coincé par un travail, des enfants, ou pire la connerie de ne pas le faire et trouver plein de fausses excuses bidons, je peux voyager pour toi et aller prendre toutes les photos dans toutes les villes que tu veux. C’est une manière de voyager sans risque, d’avoir les souvenirs et même de pouvoir les choisir via skype et 3G.
Service payable d’avance et devis gratuit ![]()
Je publie cet article depuis West Yellowstone, Montana, à coté du parc du même nom. Evidement j’en ai déjà quelques photos avec en trailer: bison, coyotte, cerfs, geysers et couchés de soleils. Restez donc connectés ![]()
Pura Vida chers gens!
Canadian rockies
3Un temps magnifique, un petit air frais flirtant avec les 15°C, un ciel sereinement dégagé offrant la place à un timide soleil qui dépose son petit réconfort grâce à la chaleur de ses derniers rayons enthousiastes. Ils irradient et réchauffent un visage souriant, celui du chauffeur d’une grosse berline de location qui pousse sa monture scandaleusement trop puissante pour déplacer son petit cul bronzé sur les larges routes traversant la plaine entre Banff et Calgary. Le sourire ne cesse de croitre sur mon visage, au même rythme que croissent dans l’horizon ces belles montagnes, les fameuses rocheuses canadiennes, et elles s’imposent au regard sidéré d’un jeune voyageur qui n’en a pas encore vu assez. Très vite, il fait très sombre, mais un halot de lumière, provenant d’au delà l’horizon, embrasse le massif enneigé comme s’il rayonnait quelque chose. Quelque chose d’apaisant et de puissant en même temps, présent et inévitable sur tout le champ visuel, et finalement inspirant ainsi un respect curieux et déraisonné.
Là, en poussant à fond un live des grateful dead reçu par radio satellite, je dévore les 150Km d’asphalte rectilignes en me régalant de chaque nouvelle lumière. Sous Led Zepelin, je me delecte de ces couleurs naturelles déroutées par un contre jour insaisissable, et tenter d’en dire plus sur ce petit moment magique serait vain je pense; ils nous arrivent à tous de vivre des petits moments contemplatifs à se taper le cul par terre pour célébrer la simple beauté des choses. C’est ce qui m’est arrivée en fin de cette journée qui avait commencé vraiment comme une des pire des journées de merde de ma vie (avec les Pink Floyd
).
Tout le monde a déjà vécu cela aussi, les journées qui commencent pleines d’emmerdes, alors qu’en se levant on voulait juste en kiffer une nouvelle pleine de trucs cools qui font que notre vie est cool. Bref, c’est ce qui est arrivé ce matin là. Réveil à 6h30 qui marche pas, tête dans le gaze après 3 nuits d’insomnies, sauf que là il faut pas être à la bourre pour prendre l’avion qui mène de Seattle à Calgary au Canada en m’éloignant de l’hospitalité et de la charmante famille de mon pote Pierre. Avant le décollage, il faut ramener la voiture de location avec un timing assez serré à assurer. La mémoire infaillible qui se rappelle au dernier moment, c’est à dire après 15min de retard déjà qu’il faut refaire le plein d’essence avant de rendre la voiture. La nana à la pompe qui se trompe de carburant, 2 mails qui arrivent en meme temps pour annoncer des réservations d’avions plantées car j’ai dépassé les limites des cartes visas. C’est pas un scoop, j’aime bien flirter avec les limites, mais pas avec ces putains de quota de cartes visa qui finalement servent plus souvent à foutre dans la merde qu’à protéger des fraudes, mais apparemment on a pas tous la même expérience dans la famille.
Bref tout ça pour dire que ça avait mal commencé mais mal continué aussi quand j’apprends que mon vol est annulé, ils m’en remettent un qui prendra 7h de plus que prévu en passant pas Vancouver où je suis emmerdé par la douane. J’arrive enfin à Calgary avec le suspens: la resa de la voiture a-t-elle marchée? ne serai-je pas coincé à Calgary par manque de cash, sans pouvoir même me payer un café? le tout à cause de ce délicieux quota qui subtilement taraude mes pensées car je n’ai aucun moyen de le vérifier à ce moment là.
Et là tout bascule, et de manière très extrême.
Wifi gratuit 30 min dans l’aérogare, c’est comme ça que nos cousins canadiens l’appellent et offre leur hospitalité. (Ceci dit, la traduction de la blague peut fonctionner avec l’aréogare de nice, preuve que l’on peut rire ensemble). Tout bascule car entre un pote m’a fait la réservation du vol foirée, puis ces 30min qui me permettent de confirmer les autres en rassurant la famille. J’obtiens ma voiture et par magie, je me retrouve avec une grosse Ford Focus au couché de soleil, roulant à travers la magnifique plaine. N’ayant rien avalé de la journée, je m’envois sur la route un muffin artisanal gout artisanal A54, A58, D41 (celui à la pomme) de chez starbuck avec un café latté certes bizarre mais j’avoue que je commence à apprécier. A priori, pas de soucis de quota, l’avenir me dira ce qu’il se passe avec ce site web qui refuse toutes mes réservations depuis lors.
Tout ça pour en arriver à l’auberge de jeunesse à Banff, à siroter une bière avec quelques touristes allemands et flamands histoire de se remettre de ces difficiles heures de route et puis de goûter la “beaver beer”, bière maison. Je rejoins mon dortoir qui est déjà habité (et en sacré bordel) par 4 jeunes filles qui se sont senties obligées de ranger leur sous-vêtements pendues à mon lit dès mon arrivée. Et il était temps alors de préparer un peu l’expédition du lendemain, car le genoux toujours douloureux, il s’agit de marcher un minimum tout en voyant le plus beau. Comme quoi un démarrage foireux peut tourner en véritable succès et servir de prémices indispensables à l’énergie nécessaire pour une virée photo productive.
Pour l’anecdote, je ne comprends pas comment avec seulement 4 emmerdeuses impolies qui hantent les lieux, on arrive à 15 (compté, certifié) tubes de champoings cheveux colorés, fin, qui regraisse mais pas trop, 42 en 1 mais sur 8 tubes différents + tube anti acné vraisemblablement inefficace. L’une de ces camarade de chambrée est rentrée à 4h du matin dans un silence à réveiller un écureuil écrasé par un pickup et moi je me fais souffler en mettant le réveil à 6h30 pour profiter de ma journée.
J’ai éclaté de rire tout seul en me levant face à la désapprobation générale, et c’était l’augure d’une journée merveilleuse qui commençait. Comme quoi, se moquer de 4 pisseuses de bon matin met plein d’entrain.
La journée démarre donc sur un ton léger et improvisé car je n’ai aucun programme de prévu si ce n’est profiter des merveilles que le coin a à proposé, juste que je ne sais pas où
Je démarre donc le bolide, me laisse guider par les panneaux touristiques et après 4min d’autoroute prend le chemin de la vallée de Bow, qui longe une rivière paisible entre glaciers montagnes, lacs, chutes d’eau et prairie. Je passe donc la journée à itérer balades à pied sur chemins balisées, festival de photos, saut en voiture jusqu’au prochain spot. Bref, une journée extraordinaire donc je présente ici un minimum de photo, mais sache cher lecteur que cela m’arrache le coeur de devoir choisir et de ne pas publier certains de ces clichés. Le spectacle était à couper le souffle et voici donc la sélection de photos autour de la charmante bourgade de Banff:
![]()
Une fois encore je précise que ne tirer que ces clichés là arrache le coeur, il y en a des centaines d’autres qui sont tout autant à mon gout, mais d’une part il y a couvre feux dans l’auberge où je dors ce soir, et de plus, j’ai besoin d’un peu de sommeil aussi ![]()
Je suis obligé par contre de présenter la liste de “petites” photos suivantes, petits close up présentant un peu la diversité de faune et flore colorée que j’ai eut l’occasion de découvrir autour de Banff.
Je ne cache pas que je finnis la journée en lambeau. Je suis strictement incapable de faire demi-tour sur un chemin de randonnée contenant de tel trésors de la nature, ainsi je termine cette journée en comptabilisant 18Km de randonnée le tout en boitant. La dernière de 14Km à elle toute seule est en théorie à faire en une journée. Ceci dit protéiné jusqu’au orteils au jerky de boeuf, les 2000m d’altitudes qui font un bien indicible à mes poumons de non fumeur, je me retrouve à enrhumer des papi et mami en leur passant très vite à coté et à boiter plus vite que certains risiblement suréquipés rando alors que moi n’ayant pas prévu une telle marche, je n’ai meme pas une bouteille d’eau. Je termine donc la journée le genoux enflé au petit supermarché du coin, me rapprovisionnant en jerky que j’adore, et à me ruiner en genouillère et pommade analgésique. Je reposerai mes pauvres ligaments plaintifs en arrivant à bruxelles. Avec un peu de cynisme, boiter à bruxelles semble matérialiser une situation de toute façon bien réelle que je compte rétablir avec energie (et pas en passant la pommade par contre).
Après une seconde nuit dans la même piaule, mais avec quelques nana en moins et de sympathiques hollandais en couple pour les remplacer, je prends la route pour la petite ville de Jasper plus au nord et plus haut en altitude. Les 200Km sont un vrai bonheur pour les yeux encore une fois, et le trajet me prend la journée, ainsi que le couple (londonien et new yorkaise) que je prends en stop à partir de Lake Louise et avec qui je passe cette excellente journée. Avant le trajet, je monte le mont Sulphur en téléphérique histoire de challenger mon vertige. Je prend une nouvelle fois un petit dèj rapide façon starbuck avec une session telecom skype car ils ont tous des wifi les starbucks. C’est merveilleux moi je trouve ![]()
La région est truffé d’ours, ours brun et plus dangereux car agressifs les grizzli. Afin de remplir un minimum les consignes de sécurité qui sont: ne jamais marcher seul mais 4 minimum, faire du bruit et avoir son vaporisateur de gaz au poivre; je suis de loin les groupes de touristes dans la forêt. Il semble que le plus secure est le groupe de coréens. En effet, le coréen rie, rote, chante, pète en forêt, le coréen rien ne l’arrête. Ceci dit un peu de calme en foret n’est pas mal non plus pour observer certaines espèces en photos ce dessous, donc j’imagine que le risque est modéré. L’autre soir, en buvant quelques bières dans un pub, remplis de papi chasseurs canadiens à qui j’ai du refusé des tournées, avec leur accent campagnard canadien (anglais) et quelque grammes, ils m’expliquaient comment éviter de se faire aggresser par un grizzlis. Marcher en arrière, se baisser, ne faire aucun bruit pour tourner les talons et partir sans se précipiter. Si c’est une femelle avec ses marmots poilus, fais ce que tu peux, jette lui des cailloux ou des bouts de bois tu pourras ptet t’en sortir disait le vieux sage à la moustache blanche démesurée.
Je sacrifie encore de joyeux clichés de cette magnifique journée, mais voici l’essentiel, à travers différentes rencontres telles que chèvres ou moufflons, dans tous les cas, ceux sont des animaux sauvages qui crapahutent à travers les beaux paysages qui vous voyez là:
La journée de voyage se termine au pied d’un glacier. Interdit évidement de s’y rendre à pied à cause des crevasses qui sont omniprésentes, même à quelques dizaines de mètres de la glace. En dessous de ce monstre de glace qui recule chaque année, se trouve un lac souterrain qui alimente 3 fleuves qui se jettent chacun dans 3 océans, pacifique, arctique et atlantique. C’est en évoquant la quantité d’eau de l’engin que l’on peut imaginer le danger rappelé tous les 10m autour de ce merveilleux exemple de puissance de la nature. Apparemment on y mourrait noyé avant l’hypothermie, réponse à une question que je ne me posais pas, mais si les panneaux le disent…
Le lendemain, je me rointe complet sur une rando improvisée. Le lac Maline et ses environs sont tellement magnifiques que je m’aventure sur une rando à faire en 2 jours. Je n’en fait que la moitié allée retour sans suffisamment d’eau alors que je longe un ruisseau tout du long. Je renonce par précaution à en boire son eau fraiche et probablement que je fais bien, mon jean qui a trainé dedans ressort marron de terre après avoir seché. Fidèle à l’adage: si tu bois la terre, tu chieras pas les racines; je termine ces 6h de randonnées assoifé et boiteux comme jamais. D’où un repos du guerrier planifié pour ce jour ou je me décide à publier le post ![]()
Ceci dit, voici pour conclure les dernières photos autour de la ville de Jasper, et le jeune orignal que j’y ai croisé:
Au détour d’un sous bois, je croise de nouveau une poulette mystérieuse et sauvage avec un jolie cul mais celle ci est brune.
Ca c’est du spore ![]()
Et quelques petites dernières juste pour le fun:
Je l’ai croisé 2 fois à vrai dire, allée et retour. Heureusement sinon, c’était 6h de marche presque bredouille.
J’espère que le post était pas trop long et qu’il reste digeste. Je vous souhaite depuis ce jolie pays une bonne continuation quoique vous fassiez, et ptet même pour certains dont je tairais les noms de vous sortir un peu les doigts du cul pour venir voir cela et vivre un peu la Pura vida!!
City trippin’
0Hey,
Sorry pour le débit de post, mais si je commence à accumuler les photos je vais pas m’en sortir
Donc un post court, rapide mais cependant courtois pour relater sans artifices deux journées citadines. Alors qu’il y a quelques semaines je coupais par la plage pour me rendre du centre ville à chez mois, afin de le faire en moins d’une demi-heure et donc de sorte à ce que mes courses ne réchauffent pas avec la température; je me retrouve entre durant ces deux jours à faire les boutiques et à tester ma patience (et les pare-chocs américains) en faisant des créneaux avec boite automatique.
Véritable temple de la société de consommation, j’ai sillonné un de ces mall et me suis adonné à l’étrange activité de “shopping”. Sans chercher à me justifier, c’est aussi tout simplement parce que les prix des fringues est hallucinant, et aussi et surtout parceque là où je me rends demain, j’aurai besoin de vêtement chauds, mes affaires caribéennes ne suffisant pas.
Bref, cela a été l’occasion de visiter un peu le Seattle downtown, habilement amené grâce à mon pote ici sur place qui m’a conseillé de me garer de l’autre coté du lac et de m’y rendre en bateau. Moins cher qu’un parking et certainement plus agréable en cette magnifique journée ensoleillée que j’ai eut. J’ai de plus eut l’occasion de faire un tour sur ces plages assez sympathiques et même de croiser quelques phoques. Voici un condensé en image avec pour commencer le mont rainier qui surplombe la ville et cette dernière juste après:
Des habitants accueillants, même s’ils ont un penchant que je ne saisis pas très bien parfois:
Quelques photos sur la plage en face de la ville, de l’autre coté du lac disons:
Et puis la ville:
Dédicace familiale, George Benson waterfront! , et une petite touche patriotique immanquable. C’est juste au cas où je demande ma green card un jour ![]()
Bon évidement, c’est pas au centre ville que l’observation de la vie sauvage est la plus facile. C’est plutot une jungle de magasins les uns plus grands que les autres, et c’est même sidérant le choix qu’il y a. Ceci dit, il est temps que je mette les voiles avant que la carte visa me fonde entre les doigts. Il y a une suite au voyage et il conviendra de ne pas revenir à découvert.
Vous aurez bien compris que mon “style” photographique (si l’on peut parler de style) avec jamais personne sur les photos ne peut pas vraiment s’exprimer en ville. De plus j’évite de marcher avec le bob, la carte et l’appareil photo à la main pour ne finalement ne laisser que mon accent exceptionnel trahir mes origines.
La suite du voyage d’ailleurs commence à être bouclée, et pour cause de restriction budgétaire mais aussi de contraintes de temps et de vols d’avion, il ne sera pas aussi “complet” que prévu. C’est dommage, ça veut dire qu’il faudra que je revienne et que y’aura moins de photos. Ceci dit il s’annonce bien, et le sprint de ces 10 prochains jours avec 3 villes différentes devrait satisfaire vos yeux de lecteurs intrépides.
Comme Pure life sonne pas bien, j’en reste sur un bon vieux Pura Vida bien franc et plein de bonne humeur.
Cheers ![]()
Mountain Trippin’
2
Il est rare que je commence un post par une photo, et encore plus que j’en publie une de moi-même. Faute de publication depuis quelques temps, il me fallait bien attaquer celui-ci par un résumé en image assez tranchant. Vu les décors on voit bien que je ne suis plus dans les caraïbes mais la photo est ici prise dans l’état de Washington près de Seattle, USA…
Enfin, dire prêt de Seattle, c’est sans compter les 2h de voiture et pas loin de 4h de marche avec sac à dos contenant me nécessaire de survie pour 3j. Mais je vais y revenir après ![]()
L’oeil avisé reconnaitra une arme à feu à ma ceinture, ainsi qu’un laguiole et une lampe de poche. Non, je ne retourne pas à Bxl pour flinguer mes patrons lol, j’ai enfin déposé ma démission pour passer à autre chose, fort probablement à mon compte en freelance, à moins que je ne tombe amoureux de la région ou des USA en général. Seattle en plein boom pour le marché de l’emplois en informatique et qui sait, je déciderai peut-être d’y rester un moment pour un équilibre carrière/nature qui n’a pas l’air trop mal. L’équipement à ma ceinture est juste là pour les éventuels ours bruns présents dans la région, la légitime défense étant un droit fondamental ici. 357 magnum est peut-être un peu surdimensionné, mais bon, il faut ce qu’il faut.
L’habitué remarquera que je n’ai pas de cigarette à la bouche. Evidement à 2 paquets par jour, beaucoup étaient enfumées
J’ai donc abandonné cette mauvaise habitude, probablement pas définitivement, mais un petit break juste histoire de savoir si cela est possible et tester sa volonté n’est pas mal de temps en temps. Geste que je ne regrette pas, car toute les marches avec des pentes à 45% ont fait appels à des poumons en plein décrassages et heureux ded respirer un bon air frais et pur des montagnes.
Donc pour reprendre depuis le début, désolé si je n’ai pas posté depuis quelques temps. Plusieurs personnes s’en sont même plaint! Mais j’avoue que le moteur de ces post était le regretté Nikon D90 et ses objectifs magiques. Maintenant qu’il est remplacé par un D7000 de la même marque et du même jeu d’objectif, je vais pouvoir en publier quelques autres. Les aléas de la vie font que je ne sais pour combien de temps ces aventures vont continuer, car comme je l’ai déjà dit, j’ai quitté mon emplois et vas commencer à prester mon préavis après ces vacances bien méritées. Afin de limiter les risques, je vais suivre certaines opportunités en freelance à bxl. L’avantage est clair, déjà être rémunéré à ma juste valeur sur le marché pour la totalité des heures prestées, autrement dit arrêter le bénévolat, et au moindre soubresaut de moral ou d’ennui, bouger un peu sans avoir de compte à rendre si ce n’est à quelqu’un d’autre que mon banquier. Evidement, ne voulant pas lâcher le guidon des 2 mains et ayant quelques opportunités en Belgique, je compte m’y rendre et y ré-habiter quelques temps, histoire de voir ce que la vie a à m’y proposer (musique et percussion, blonde attachante, proximité de la famille, potes qui me manquent, pléthore d’opportunités d’emplois…).
Le D7000 a déjà donc commencé son boulot dans des conditions assez extrêmes. Je suis ici à Seattle pour rendre visite à un vieux pote avec qui j’ai fait mes études (potes de 15 ans, waouw), voir ses 2 gamins (la petite dernière qui a 3mois et le petit de 3 ans) et accessoirement découvrir la région qui m’a déjà séduit en un poignée de jours.
Le pote en question ayant prévu un trip chasse avec des collègues de boulot, je m’y suis donc ajouté pour partir à 5 traquer le cerf en forêt de Wenatchee. Le plan était donc de se charger avec le matériel minimum pour 3j, tente et duvet, nourriture, vêtement (pour le froid) et strict minimum pour l’hygiène (brosse à dent). Autant dire que le passage des caraibes rythme glandouille au trip hardcore forest hiking a été assez violent, mais plein de nouveauté et magnifique.
Après une petite nuit chez un ami étant le plus proche de l’endroit ciblé par les chasseurs invétérés, et une dégustation parcimonieuse des délicieuses bières locales (et je dis ça après 8 ans de belgique), levé 4h du matin pour un Lumberjack breakfast, autant dire le plus gros petit dèj que j’ai jamais pris de ma vie. Bacon, saussisses, oeufs, pancakes, toasts, jambon, café à volonté pour une quantité de gras et de protéines record pour les 6h de marchent qui clotureront la journée. Le principe est simple.
Après ce petit dèg et 2h de route et un tetris dans la voiture:
On s’equipe puis l’on traverse une nature magnifique dont je ne me lasserai pas de décrire la beauté. Du coup je simplifie en essayant de la communiquer avec quelques photos:
Au terme de cette marche, installation du campement dans un coin bucolique et vraiment loin d’être moche:
Et après une bien utile reprise de souffle, un frugal repas éclair et une réhydratation bien nécessaire, nous voilà parti pour la montée qui ne prendra qu’1h mais nous aménera à une altitude de 300m supplémentaire en seulement 800m parcourus. Disons un pente de 45%, qui semblerai selon mon pote être la limite légale entre l’alpinisme et la balade champêtre nettement moins virile (ce n’est pas le terme employé, mais vous aurez compris je pense).
La vue y était extraordinaire.
Des petites vidéo pour étayer tout cela.
En résumant un peu, le départ a été avancé pour cause de mauvais temps. A vrai dire je ne sais pas vraiment dire quelle température il faisait, entre 0 et 5 degré aux dire de mes camarades chasseurs. Ce qui est sur c’est que certains indicateurs tels que le diamètre de parties thermosensibles de mon corps indiquait une température corporelle plutôt basse. (Je ne parle pas des orteils). C’est donc tous transits de froid et sans plus aucun vêtement sec que l’on est repartis bredouilles, seulement un ours repérés et manqué à seulement 4h de marche du camp de base…
Une petite aventure personnelle assez sympa, je me suis un peu égaré à l’arrivée du mauvais temps. On était parti avec mon pote à 6h du matin (en retard en plus), en planifiant de prendre le petit dèj en haut du pic et donc y apprécier la vue en même temps. A cette heure là, j’avoue que j’ai oublié de prendre mon k-way ce qui m’a donc forcé à faire demi tour à la mi journée en laissant mon pote seul s’éclaté dans la vallée. Alors que je pensais me faire les 2h de montées pour le retour sous la pluis glacée paisiblement, un brouillard assez violent s’est déposé en moins de 5 minutes au dessus de moi alors que j’atteignais le sommet séparant le campement et la zone de chasse. A l’arrivée du nuage, je ne voyais plus mes pieds l’espace de quelques secondes, puis cela s’est un peu espacé, et juste suffisament pour apprendre un chose. Vaincre son vertige est une chose, mais finalement je préfère la vue du vide que le brouillard
Un instant de solitude assez sympathique, et heureusement que les talkie walkies et autres sifflets de sécurité m’ont permis de retrouver mon chemin et me mettre au sec.
La petite vidéo du brouillard s’abatant sur moi, avant de mettre l’appareil photo à l’abris:
Pas que je cherche à maintenir le système, mais c’est juste qu’il est vrai que je vais profiter d’être en amérique du nord pour visiter un peu. Rien n’est sûr encore, donc cela veut juste dire que d’autres photos vont venir, que je ferai au mieux pour qu’elles soient aussi agréables à voir que pour moi de les prendre.
A+ et pura vida
Bruxelles/Panama, y’a pas photo
0Voilà qu’enfin le tumulte de cette arrivée fracassante au Panama s’apaise et que je me décide enfin à consacrer un peu de temps à publier humeurs, facéties et conneries en tout genre.
Inutile de scroller dans le post sans le lire pour directement accéder aux modestes photos auxquelles je vous ai habitué, il n’y en aura pas avant un bout de temps qui sera certes trop long mais que j’essaye désespérément d’écourter.
Parmi ces tumultes susmentionnés, voici donc le plus terrible et le plus dramatique. C’est encombré encombré en bagages à main d’un laptop et du magnifique et regretté Nikon ainsi que sa floppée de fidèles et efficaces accessoires que sont les objectifs, filtres UV, polarisés et cartes SD etc…, que j’ai embarqué à une heure matinale indécente (en temps et en heure, remarquez le progrès) au festif aréoport de Bruxelles, “Z’ventem” pour les intimes.
Limité à un seul bagage à main par la compagnie d’aviation à la qualité d’accueil ma foi courte et rigolote; le grand sac péruvien brillamment anticipé pour accueillir les 2 plus petits autres s’est ouvert dans la soute d’un bus entre San José et Puerto Viejo au Costa Rica et mon arrivée se fit donc, car sans vérification et le soulagement d’arriver enfin, délesté du valeureux appareil qui avait tellement régalé les yeux de citadins européens et avait tant énergisé et donné de sens à ces moultes balades et visites solitaires que j’appréciais tant.
J’ai reçu un accueil mémorable à Puerto Viejo de mes compères français et leurs enfants que la pudeur m’incite à ne pas décrire, mais j’avoues que cette accueil m’a réchauffé le cœur assombris par un séjour Bruxellois interminable (inter étant presque superflu ici, sauf pour la famille, les potes et un autre point auquel je reviens peu après ![]()
C’est donc après une magnifique soirée de retrouvaille et de longues discutions et narrations agréables et diverses que je décide, plutôt que de dormir, affecté par le décalage horaire, je décide d’aller assister au levé du soleil qui se préparait et celer dignement le retour à cette nature et horizon sans limite qui m’a tant manqué.
Après quelques trop longues minutes de recherche de l’appareil, je réalise que jamais plus il ne me permettra de partager ici avec vous ce magnifique levé de soleil que j’ai vu ce matin là, d’un rouge hallucinant car caché par la masse nuageuse de l’orage de la veille sur cette mer des caraïbes que j’avais tant de plaisir à retrouver; jamais plus il ne me permettrait de partager ce couple de toucan croisé dans ce petit bosquet au même moment… rhooo c’est sinistre lol
Bon voilà, je résume sinon le post va faire 20 pages, j’ai perdu mon appareil photo comme un con et ça fait chier grave.
Après quelques jours très agréables (et j’insiste, c’était vraiment vraiment vraiment très cool) passés chez mes amis à Puerto Viejo, j’ai rejoins la location que je payais déjà depuis longtemps sans pouvoir en profiter grâce à mon employeur qui me faisait “chanter” et ventait les bénéfices de ma présences en prolongeant en permanence la durée de mon séjour. Moralité, si cela avait été planifié, j’aurai accepté quand même et j’aurai pu gérer mes problèmes de domiciliation ce qui n’aurait pas été un luxe, et j’aurai annulé ma réservation en ne perdant que les ares versés sans payer en vain…Bref, comme d’hab, et comme je ne cesse de répéter à mes chers collègues mais néanmoins amis: “on a les manager qu’on mérite”.
Pour éclaircir cependant le tableau, et un éclaircissement de taille, enfin, de taille…c’est vite dit, car elle fait moins d’1m60; ce séjour bruxellois aussi peu intéressant fut-il sur un plan professionnel, peu efficace sur un plan administratif si ce n’est d’accumuler diverses emmerdes telles que menaces de blocages de comptes bancaires, déclaration d’impôts foirés et j’en passe; c’est sur le plan ‘sentimental’ qui était somme toute clairement celui où je n’attendais rien et que même je redoutais le plus, qu’il y a eut un peu plus de grabuge.
Arrive donc un grand 1m60 de pure jolie rencontre surprenante, inattendue, indescriptiblement agréable et plutôt originale car exécuté complètement à l’envers, etje ferai là encore l’impasse par pudeur, mais il m’est quand même indispensable de citer ici le petit rayon de soleil de ce mois d’été bruxellois. (l’été à Bruxelles affecte seulement
la taille des goutes de pluie, le sens du vent et la taille des jupes des filles, mais sinon ça poutre à 16° et le gris du ciel demeure sensiblement le même). Inutile de dire que tous les moyens sont mis en œuvre, aussi extravagants soient-ils, pour revoir la belle en question et la poursuivre dans ses déambulations futures même si cela doit se passer chez des cow-boys dans le trou du cul du monde des états-unis dans le Minnesota (destination qui fait rêver tout le monde, s’il en est), ce qui est prévu et que j’attends avec impatience en septembre.
J’avoue que sans photo, je perds plus vite le file de là où je voulais en venir.
Donc oui, Puerto Viejo avec une petite histoire (pas de photos, donc vous avez le droit aux histoires sans grand interet).
Anecdote plutôt surprenante dans ce si amical Puerto Viejo, une petite fusillade… enfin fusillade, 3 coups de feu tirés n’importe comment pas un flic à une poignée de mètre du repère frenchy / Pislen de mon pote du poulet. L’anectode en 2 mots consiste en un gringo à l’accent américain à couper au couteau qui se fait éclater sa voiture de location au carrefour à un bloc de là par un tico que l’on avait déjà vu traverser à fond sans ralentir le carrefour 2/3 fois juste devant nous et en regardant à peine à sa gauche, c’est à dire du mauvais coté. Mon pote 10 minutes avant annonce déjà que le jeune tico va se planter, et ça ne manque pas, à peine la bière ouverte qu’un bruit au bout de la rue confrme la chose. Le type à moto aidé par un ami à lui sorti de nul part rembarque la moto et commence à partir. Le gringo qui n’est pas en tort tente de retenir le jeune motard fou et manque de se prendre une baigne, il nous demande d’alerter la police et comme par hasard 2 motards sont sortent du supermarché voisin. Le flic s’approche et le tico lache son sac à dos par lequel il est retenu et part en courant le bras plein de sang. Moralité, le flic se prend pour un coureur de 100m et c’est lorsqu’il a déjà 20m de retard qu’il sort son “arme administrative” et sans tir de somation tente de viser le jeune tout en courant ce qui semble être pas évident voir risible, mais pas trop pour les balles perdues. Le second motard qui sort du super 2 min après la bataille et qui commence à courir, on lui gueule dessus pour qu’il prenne sa propre moto, ce qui après 10 secondes de reflection intense lui parait être une bonne idée, et l’on décide de ne pas laisser la bière se réchauffer et nous ré-attelons à nos activités dominicales de jeu de dès sur le comptoir que j’apprenais sur le tas. Le côté vraiment amusant de l’anectode, c’est quand le premier flic, Usain Bolt, revient et nous demande ce qu’à fait le type sur lequel il a tiré 15 minutes avant. Entre temps le gringo qui nous a remercié a récupéré le sac à dos du motard fuyard et s’est barré. Moralité, probablement moto emprunté à son propriétaire, sans papier ni permis, sac à dos au contenu qui reste un mystère qui a égayé la curiosité du gringo, et des flics qui font quand même un boulot difficile avec peu de moyen et à peu près n’importe comment.
Quelques poignées de jour plus tard, j’ai quitté Puerto Viejo, bus, frontière à pied chargé comme un mulet, navette, bateau, taxi dans cette ordre exact, et j’arrive donc sur Bocas del Toro, dans un petit appart confort avec vue sur mers; remarquez le pluriel à mers.
C’est simplement parceque j’ai à 15m, coté terrasse, une plage de sable blanc donnant sur la baie d’Almirante et à 15m derrière, coté chambre un ponton et mangroves menant à la chaude mer des caraïbes.
Autant dire que j’aime ![]()
N’y restant qu’assez peu de temps (je retourne sur bxl début octobre), j’ai décidé pour cette fois d’investir dans une location de plus de 19m², avec ventilateur, eau chaude et même pour le fun une tv qui reçois plein des chaines que je regarde pas et armée de moustiquaires ce qui est bon pour ma peau sensible et fragile, limitant ainsi ces incessant dons de sang aux insectes locaux.
C’est donc paisiblement installé dans ce confort auquel je n’ai finalement qu’assez rarement accès depuis plusieurs mois maintenant, que je m’embourgeoise littéralement, je travaille 10h par jour et n’ai que très peu de loisir. Enfin, peu de loisir est vite dit, c’est juste que j’ai eut mon exam de certification EFR (Emergency First Response, truc de premiers secours) qui est un prérequis pour le brevet de plongée que je prépare qui est Rescue Diver, qui forme aux dangers de la plongée sous-marine et aux bons réflexes à avoir allant d’organiser des recherches de plongeurs disparus au bouche à bouche en mer etc… Autant dire que tout ce petit programme n’est pas si simple et nécessite pour les 2 brevets de longues heures de lectures, d’exercices théoriques dont je ne suis qu’à la moitié et pratiques où j’en suis au 3/4 et devrait finir fin de cette semaine avec ce rythme non caribéen que je m’impose. Il est d’ailleurs temps que je m’y remette et tente de ne pas m’endormir en lisant les chapitres pour les tests de demain.
J’ai négocie un prix pour une dixaine de plongée qui vont me permettre de gagner en expérience (en plongée de nuit aussi), parfaire la technique, et me rendre donc complètement à l’aise pour taquiner les requins que je compte toujours aller fréquenter et taquiner dans les Galapagos à la fin de l’année, et ceux de l’ile coco l’année prochaines. L’idée de plongées sous glace commence sérieusement à trotter dans la tête aussi au Chili et spécialement Ushuaïa/terre de feu, mais là je sens que je m’enflamme alors je vais mettre un terme à ce long post en vous souhaitant à tous une bonne continuation quoique vous fassiez, et en promettant de donner des nouvelles à celles ou ceux qui suivent assidument mes posts (coucou Brigitte
) aussi pour ces élucubrations. Je regrette d’annoncer qu’il n’y a pas d’adresse ici non plus, donc ni UPS/Fedex/DHL/USPS, bref nada, et que la douane taxe à +30% les imports de plus de 500$, ce qui veut dire que le remplaçant du regretté Nikon n’illuminera ce blog qu’à partir de mi-septembre quand je sortirai pour la première fois d’un aéroport US (certainement en boitant un peu, car c’est sûr j’y aurai droit un jour à la fouille anale avec ces nombreux tampons sur le passeport de pays frontalier de la Colombie et premiers passeurs de drogues vers les US…) Sur cette poétique dernière note:
Un bon été à tous, et Pura Vida forcément!
Plus de fibre, moins de soja.
0Les curiosités ne sont pas monnaies courantes. Et pourtant, c’est en récupérant maladroitement des piécettes perdues dans les abyssales poches de mon jean que la chose me saute aux yeux.
Non ce n’est pas un de ces insectes clandestins, glissés dans mon backpack et qui s’habitue vraisemblablement mieux que moi à la douceur printanière de Bruxelles. Il tissait la même toile, ici qualifiable d’exotique, puis il recommence inébranlablement sa petite vie de chasse; tel un reflexe inspirant la sérénité que je renonce surement à tord de rechercher en ce milieu citadin.
ll s’agit en réalité d’une pièce de 100 colons exhibant sa taille mégalomaniaque à sa voisine de 2 euros aux reflets gris bleutés même pas rassurants. Mon étonnement vient finalement de la valeur et du symbole que l’on leur octroi et ce sans les convier au débat. Tandis que celle qui semble tenter de compenser sa valeur par une taille démesurée, et inconsciente du fait qu’il lui faut une armée de ces semblables pour tenter d’égaler en ce sens la plus petite, elles cohabitent sur ma paume s’exhibant à mon regard juge et pensif.
Allégorie fumeuse pour certifier que je suis dépaysé dans mon pays. Conscient que n’ayant pas grandi d’un seul centimètre, même si mes pieds sont, par de robustes semelles, plus élevés, et vivant d’ailleurs douloureusement ce cloisonnement traditionnel voir règlementaire au sein de mon accueillante officine de Flagey, je déambule avec joie aux côtés d’amis qui m’ont manqués, et ce troublé par le court de change.
Ce rapport constamment réévalué qui implacablement décide de la valeur que nous accordons à ces lambeaux de métal, s’applique-t-il aussi à la valeur et autres symboliques des richesses que j’ai eus la chance de découvrir lors de cette première étape de voyage?
Je m’amuse en reprenant la même vie que j’ai fuis violement. Basée sur l’énergie insufflée à un projet bientôt trop personnel, justement trop pour un membre du personnel, suivi de sordides échanges graveleux et festifs qui efficacement masquent la pudique tendresse de se retrouver. Certes ces seules activités que j’estime dignes d’intérêt dans cette petite dalle bétonnée du plat pays finissent tardivement par d’intéressantes rencontres qui compensent, je l’admets, la solitude que je ressens parfois ici.
La différence est que sur la paume de cette espace aux deux étangs, j’oublie maintenant le regard juge et pensif de mes congénères et surtout m’apaise à propos de celui visible parfois la nuit, sur les paisibles eaux et rivages reposant qui accueillent, pour ces minutes nécessaires et solitaire, quand je leur dit au revoir, avant de grimper chez mon hôte généreux et calme que je ne remercierai jamais assez.
J’étais amusé ce soir d’apprendre que de fidèles lecteurs attendaient une suite de ces aventures facétieuses que je m’amuse à provoquer. J’apprends cela évidement avec un grand plaisir, mais ce n’est pas tenir compte de mon cruel manque d’imagination qui me guide à ne rien trouver d’intéressant en ces contrés, autre que de jouer aux percussions de verres contre verres sur aucun rythme vraiment animé.
La semaine de vacances catalane s’est avéré beaucoup trop courte mais intense et reposante. Un renouveau de gastronomie qui m’a finalement manqué et que j’ai vraiment apprécié, cela permet simplement de prendre le plaisir de presque le redécouvrir. Evidement plus serein qu’avant mon départ, prendre et passer du temps avec la famille fait un bien immense.
Et fruit de la fabuleuse idée de mes parents d’acheter un shaker en asie:![]()
Les petits cocktail en famille, improvisant différents saveurs oubliés, allant même jusqu’au mojito royal que je ne connaissais pas et n’oublierai probablement jamais ![]()
Ce périple européen a été suivi de quelques journées étranges en côte d’azur pour un congrès et donc le boulot. Congrès d’autocongratulation politique, ce qui vaut la peine d’être vu, et vécu car il faut le dire, nous avons été gâtés par des hôtes exhibant leur financement publics en proposant les meilleurs produits régionaux pour venter leur dynamisme en matière de haute technologie. J’ai pas trop compris le rapport, mais je vais pas me plaindre, c’était super cool.
Ma conclusion est donc que ces projets européens reviennent simplement à vider des verres et remplir des rapports. Rapports festifs plutôt qu’autre chose, chouettes rencontres, je demeure évidement un assidu client de ce type d’ambiance free style de networking. Une rencontre vraiment intéressante là bas, puis un tour dans la famille, très accueillante et non rancunière de ces longues années d’absence et qui ont donc rendu cette période d’insomnie plus facile à vivre. J’y suis resté un samedi supplémentaire pour retourner sur l’iles de Porquerolles, qui surtout avec du recul sur d’autres régions du globe, est vraiment un coin magnifique et typique de la région.
Cela a aussi été l’occasion de passer saluer mes anciens prof d’école d’ingé à Toulon. C’est amusant d’avoir laissé un tel souvenir à certains d’entre et de les retrouver après tout ce temps. Un des plaisirs aussi a été d’entendre qu’il était certain que mon parcours et ma carrière n’aurait rien pu avoir d’ordinaire mais tout de même ponctué de réussites et d’invraisemblable. Je confis que c’est un grand plaisir, car oui, je crois que je me sens bien dans mes pompes en ce moment (et non ce n’est pas un jeu de mot avec les mycoses que j’ai chopé en rechaussant des chaussures restées trop longtemps à l’humidité costa ricaine…)
La période bruxelloise de ce périple épuisant a débuté par une période de fatigue un peu trop énorme et de finalement la difficulté à retrouver la place que l’on a refusé de conserver. J’ai fini par m’offrir un lieu de vie décent et donc de respecter un minimum mon confort. Y’a pas à tourner du pot, un lieu où l’on puisse se retrouver seul, se relaxer, bouquiner ou mater la tv comme un vieux cochon, c’est assez important pour l’équilibre et la santé mentale. J’ai donc rajouté à ma routine bruxelloise un nouveau lieu qui est autre que “mes bars”, “mon boulot” et la pièce de survie qui m’était gracieusement offert. J’ai le luxe de pouvoir passer quelques moments solitaires et me reposer sans toujours véritablement trouver le sommeil, mais je renonce presque à le trouver dans le coin. j’avoue cependant qu’une fois apaisé et moins nerveux, je peux retrouver plus de plaisir à re-visiter la richesse de la culture bruxelloise avec son architecture, ses concerts puisque je suis allé pour la première fois de ma vie à un concert de musique classique et finalement aussi ses jolies filles, car il ne faut pas le nier: on ne le dit jamais assez et c’est un voyageur qui le dit.
Ne cherchez pas dans l’image, je ne cherchais absolument pas à illustrer ma dernière phrase ![]()
Pas plus de photos, car mon pote Nikon est actuellement en maintenance, il semble avoir moins bien vécu que moi les déserts, plages, humidités et autres agressions intempestives du voyage et comme cette vie de bohème en costard. Promis, les photos panaméennes sont à venir puisque j’y retourne tout prochainement.
Pura vida, aussi, et avec des frites ![]()

